Samedi 31 mai 2008
Affine destin

Il doit bien contenir quelque quatre cent places !
On sert nécessairement dans ce grand restaurant, des repas absolument complets et riches pour la bonne raison que ces mets sont destinés à des travailleurs qui ont besoin de beaucoup de calories !
Et parmi les aliments riches en calories, les fromages sont, bien sûr, en bonne position !

Intendant depuis belle lurette dans cette société, Arnaud est chargé de programmer les repas et Thibault est un ouvrier d’un parmi les chantiers qui entourent la base de vie où est situé le restaurant !

Ils sont remarquables, ces deux lascars, ils se ne se connaissent que pour une seule raison : ils sont liés par une même attirance vers les fromages : Arnaud l’intendant ne peut pas faire confectionner un repas sans qu’il n’y incorpore d’une façon ou d’une autre un fromage (entrée, plat de résistance ou dessert) et Thibault, l’ouvrier de chantier pourrait faire un malheur s’il n’a pas de fromage à ses repas !

Il arrive bien que ces deux personnages se rencontrent dans la base de vie et alors toutes leurs discussions n’arrêtent jamais de tourner autour du….fromage !
Au fameux restaurant, ce sont tous les ouvriers de cette société multinationale (parfois à cinq cent ou six cent) qui se donnent donc rendez-vous entre onze heures et quatorze heures pour le déjeuner et qui se réunissent dans la même cacophonie le soir jusqu’à vingt deux heures pour le dîner !

Etant conscients des risques qu’engendrait la rencontre d’un si grand nombre de personnes au seul moment des repas, les responsables du service, pour éviter les bousculades et fluidifier le passage, ont aménagé pas moins de huit grandes portes d’entrée au resto! Et, lorsque vient le moment de la ruée vers l’intérieur de l’édifice, c’est toujours la peur au ventre que ces mêmes responsables appréhendent ces moments de grande affluence !

A l’opposé de ces derniers, Thibault, lui, loin d’être dérangé, aime plutôt bien cette confusion, ce désordre qui règne, ce brouhaha et il apprécie justement son fromage et son repas en général de cette manière, puis, peu à peu, la bousculade à l’entrée du resto devenait pour lui une condition sine qua non pour aimer ce qu’il mange ! Il devenait même « accroc » à cette sorte de rude manière de vivre et lorsque par hasard tel ou tel autre chantier venait à déménager, le nombre de travailleurs diminuait au resto et le calme revenait un peu, il en devenait malade, son fromage préféré n’avait plus bon goût sans le bruit… Il lui fallait sa dose de clameurs et d’anarchie au repas !

Un jour il a été témoin d’une horreur à l’entrée du resto : la bousculade fut tellement violente qu’un des travailleurs presque arrivé à franchir la porte fit un faux geste, perdit l’équilibre et la foule le projeta comme un fétu de paille à terre ! Une multitude de pieds, aveuglément, l’écrasa : le pauvre malheureux fut conduit à l’hôpital sans sa dose journalière de fromage, il avait deux cotes cassées ! Et pourtant, Thibault, ce jour là apprécia quand même son fromage, il n’hésita pas à prendre la part de ses voisins de table en surplus : il faut bien vivre, non ?

Un tournant, cependant se dessina dans la vie toute de fromage de Thibault et mit fin à cette vie de château : Arnaud l’intendant, qui a eu une méchante altercation avec son cuisinier demanda à partir et ainsi être muté sur une autre base de vie que gérait la société ! En conséquence, quelque temps après, un autre intendant fit son apparition et comble de malheur pour Thibault ce nouvel intendant n’aimait pas le fromage et fit en sorte d’équilibrer les repas qu’il composait par l’apport d’autres produits ; c’est l’incompréhension et la révolte chez Thibault qui constatait que le menu changeait du jour au lendemain ! Et ce menu-là comprenait tous les ingrédients possibles et imaginables sauf….le fromage ! Outré, Thibault déposa sa demande de mutation vers un autre chantier dans l’espoir de retrouver ses goûts culinaires et surtout….. son intendant d’ami, Arnaud et devant le refus net de sa hiérarchie, ça va pas changer le monde, se dit-il : il démissionna !

Il trouva bien un emploi près de chez lui et s’entendit avec sa femme au sujet de ses préférences gastronomiques : que ce soit elle ou lui qui font les courses il faut absolument que soit prévu et acheté un fromage quelconque pour les repas !

Ainsi, son problème de fromage est bel et bien réglé et il est arrivé à toujours avoir sous la main une variété de textures, de goûts et d’odeurs tels que ne lui a jamais donné auparavant Arnaud, l’intendant de son chantier. A moi, se disait Thibault, à moi les munster, le fromage bleu, le fromage de chèvre, celui à croûte fleurie, les bons gouda au cumin, la raclette, le cheddar aux noix, le wensleydale au gingembre, l’emmenthal, le beaumont, le parmesan, le dryjack et j’en passe et des meilleures ! Il jura même de bien finir par créer sa petite entreprise de fabrication de fromage, à terme, mais…………….. il restait que cette bousculade sauvage aux portes du resto lui manquait beaucoup ! Il éprouvait ce sentiment là que quelque chose n’allait pas rond à chaque fois qu’il se mettait à table, chez lui, dans un silence et une sérénité qui lui brisaient les tympans ! Il refusait autant de calme feutré et autant de quiétude et il comprit que c’était donc ce bourdonnement significatif du resto que ses oreilles réclamaient tant ! Il lui fallait dès lors l’inventer, l’inciter, la provoquer, cette bousculade, parce que c’est justement ce désordre-là qui lui permettait de tant apprécier ses repas et alors, sans le brouhaha, sans les injures proférées par ci par là, sans les paires de lunettes qui s’envolaient et sans les bras puissants qui l’empêchaient de prendre place à l’intérieur du resto, sans tout cela, les aliments devenaient bien âpres !

 Alléluia, finalement Thibault trouva la parade : qu’à cela ne tienne, se dit-il ! Ainsi, à chaque fois que l’envie lui prend de « bien » manger, il va rassembler ses enfants ainsi que les enfants de ses voisins et les installe bien serrés devant la porte pour que ceux-ci, en compagnie de sa pauvre femme, le poussent vers l’intérieur de la salle à manger en criant, en gigotant !!!


ADOUR ABDELMADJID

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Mercredi 28 mai 2008
PIEGES DE LA VIE

La maman ressentait beaucoup plus de douleur que son fils !

Elle n’admettait pas que son chérubin souffre autant et aurait voulu que ce soit plutôt elle qui endure et subit à la place du petit enfant de cinq ans !

Les habits du gosses étaient tout rouges du sang qu’il a perdu et toute sa poitrine en était recouverte ! Il saignait encore sérieusement de sa bouche !

-Non mon fils ! Ne pleure pas, ce n’est qu’un petit bobo, cela va passer ! Et puis, c’est une urgence tu vas passer en priorité chez le médecin et il va t’administrer un calmant pour la douleur et il va te donner quelque coagulant pour que ce sang arrête de couler ! Ne t’en fais pas, mon fils, ce n’est pas bien grave ! Allez viens le médecin est enfin libre !


…………….. Docteur, mon fils a avalé une lame enfouie dans un gâteau que j’ai acheté chez le pâtissier du coin ! Eh oui, c’est tel que je vous dis ! C’est monstrueux : on veut tuer les gens ! Il n’y a aucun contrôle, c’est du terrorisme déguisé ! Mon mari est actuellement au commissariat de police pour déposer plainte, j’espère qu’ils viendront menotter ce tueur !
.......................Bien sûr, le pâtissier est au courant du malheur et il a bien renvoyé l’apprenti qui a confectionné ces gâteaux mais le mal est fait, mon fils souffre, j’ai peur pour lui !
.......................
A leur sortie du cabinet médical la maman était apparemment calmée et l’enfant cessait de pleurer ! Elle ne s’arrêtait pas de réfléchir : que venait faire une lame dans un gâteau ?

La peur de la maman s’est dissipée car une opération n’était pas nécessaire pour extraire la lame du gosier de son enfant ! L’engin était enfoui au fond du palais mais n’a pas été plus loin ! Le médecin, si adroit, a pu l’arracher sans faire trop de dégâts !

-Cela t’apprendras à être aussi boulimique dit elle à son fils !

ADOUR ABDELMADJID

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Mercredi 28 mai 2008

PIEGES  DE LA VIE

 

-Tu fumes depuis quand ?

-Depuis mon plus jeune âge, depuis que j’allais au collège  c'est-à-dire à l’âge de quatorze ou quinze ans, depuis que je me suis senti  assez grand pour  le faire ! C’était une prouesse que de pouvoir fumer car à l’époque ce n’était pas facile d’avoir de l’argent pour se permettre son paquet de clopes ! Mais l’aventure était si doucereuse que cela valait bien la peine de se  débrouiller !

-Cela voudrait dire que peut-être, à l’époque, tu as fait le pickpocket pour arriver à tes fins ?

-Non, je ne suis jamais arrivé à cette extrémité là mais enfin….

A l’époque pour palier à mon incapacité à acheter des cigarettes, je confectionnais des pipes à partir des racines de roseau : au départ déjà, quand tu déterres la racine, cela avait exactement la forme d’un calumet et il suffisait de trouer la grosse racine au milieu pour la rendre prête à l’usage !

-Le problème n’est pas réglé pour autant ! Où trouves-tu le tabac à mettre dans la pipe que tu élaborais ainsi !

-……………….. Je ne te cache pas qu’il me suffisait de faire la rue sur une certaine distance pour que je ramène de quoi fumer pendant un bon moment : je ramassais les mégots, les décortiquais et remplissais de cette manière, une boite en bois que j’avais fabriqué pour la circonstance !

Ah ! ma pauvre jeunesse !

Depuis, bien sûr ! Après le collège, après le lycée, après, après…………… J’ai pu acheter à volonté des paquets et des paquets de cigarettes, j’ai fumé de toutes les marques imaginables depuis « JOB », jusqu’à ces paquets où ils nous emmerdent avec leur

inscription : le tabac tue !  Actuellement je fume en moyenne un paquet et demi par jour !

-Et qu’est qui t’amène à venir consulter chez ce grand chirurgien en ORL ?

-Je ressens un mal lancinant au niveau de la gorge ! Je me suis dit : c’est peut-être une angine ?

 

Sur le faite, la porte du cabinet médical s’ouvrit et en  sortait en coup de vent  un monsieur  
qui se tenait la gorge de toute sa main : on voyait bien qu’il était souffrant mais cachait sa douleur, une minerve toute neuve entourait son coup et au milieu de la minerve, bien en vue, un orifice apparaissait   qui permettait de laisser  passer l’air vers le gosier    !

Il venait de se faire opérer  d’une tumeur  à la gorge causée par le tabac !

L’infirmier de service clama : Au suivant !


 

ADOUR ABDELMADJID


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Lundi 26 mai 2008

Claude aime beaucoup faire la sieste ! Claude travaille depuis bientôt vingt trois ans dans une société d’import-export et il est passé par tous les services administratifs : gestion du personnel, formation, moyens généraux et  aussi par les autres services tels que le dédouanement, les finances !

Tout récemment il a été affecté au service maintenance qui s’occupe des transports mais aussi du stockage sous douane des containers qui servent à importer les marchandises les plus variées (pneus, denrées alimentaires, produits surgelés mis dans des containers spéciaux) . Dans son nouveau service, il avait largement le temps de vaquer à d’autres occupations et il ne se prive pas de surfer sur Internet, de sortir faire un tour en dehors du port : il était bien plus libre qu’avant !

De temps à autre il venait au travail le matin dans sa propre voiture et il garait son véhicule dans le parc à containers  avant de rejoindre son bureau ! Ce jour là son meilleur ami, Yvan a décidé de lui faire une belle blague : il lui prit le matin même, à leur arrivée au bureau les clés de la voiture (une Clio) et  profitant du faite que Claude était absorbé (pour une fois) par le travail, il sortit du bureau, mit la voiture en marche et….la fit entrer dans un des containers déchargés !

Yvan se frottait les mains, il allait bien rigoler lorsque  Claude se rendrait compte que sa voiture n’était pas à l’endroit ou il l’avait stationnée !

Claude finalement était tellement occupé qu’il passa la matinée à éplucher des dossiers sans avoir le temps de sortir ! Au moment du déjeuner il n’eut que le temps de manger son casse-croûte dans son bureau avant de mettre en place (comme d’habitude) les fauteuils sur lesquels il allait piquer son sommeil réparateur de la mi-journée !

Le sort pourtant en a décidé autrement !

Yvan, en effet, avait du remords entre temps et décida de parler à Claude de sa blague, mais il fallait qu’il le fasse avant que son ami ne commence sa sieste et il se rendit  d’un pas rapide au bureau ! D’abord courroucé en apprenant la « mauvaise blague », Claude  devint plus conciliant envers son ami et tous les deux décidèrent de rejoindre la voiture pour voir !!

La voiture était vraiment bien garée dans le container et Claude libéra son ami en riant un peu tout en pénétrant dans le container ! Claude entra dans sa voiture et ajusta le siège aussitôt pour ne pas rater sa sieste ! Yvan comprit que son ami ne lésinait pas, il le laissa donc à son aise ! En sortant du container, il n’oublia pas de …..refermer la porte !

Comble de malheur le fameux container de monsieur Claude était sur la liste de ceux à rapatrier sur le bateau de ce matin même, l’opération  devait se faire rapidement pour éviter les surestaries et Claude en voiture dans un container fermé faisait de beaux rêves !

Le container fut soustrait au sol discrètement par un grand chariot élévateur et alla prendre place dans la grande soute du bateau ! D’autres containers suivirent, puis d’autres, puis d’autres !!!

A son réveil, nuit noire ! Monsieur Claude ne se rappelle plus de rien ! Un heureux mouvement de ressac l’incitait à se rendormir !

C’est Yvan qui donna l’alarme bien après !


 

ADOUR ABDELMADJID


 

 

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Samedi 24 mai 2008
je souhaite une bonne fête à toutes les mamans!

Juste pour rire: Discours de deux extrémistes de la cause féminine:

 -"Sans les femmes,que serait l'homme?"
 - "Il ne serait rien, il n'aurait même pas existé!"
 - "A quoi sert-il alors dans la vie, puisqu'il est bien là , avec nous?
 - "En faite il ne sert à rien .....
     sauf qu'il aurait bien pu être un genre de poupée gonflable que la femme aurait gardé dans son sac et qu'elle         
     pourrait retirer et gonfler pour les occasions...torrides!"


ADOUR ABDELMADJID

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Jeudi 22 mai 2008
TRAVAIL BIEN FAIT

J’aime bien bricoler chez moi mais parfois, lorsqu’il s’agit de sérieuses réparations ou de modifications assez importantes, alors il faut bien se fier au professionnalisme de quelque artisan ayant pignon sur rue !

Cette fois-ci j’avais une conduite d’eau courante d’une douzaine de mètres à rajouter à mon réseau existant pour rendre indépendante une partie de ma maison et j’ai donc fait appel à un artisan plombier qui avait la renommée de faire du bon travail bien qu’il ne lésine pas sur les prix à appliquer en vous mentionnant sur la facture des tas de taxes et autres machins à payer..

Cet artisan est donc venu pour relever la teneur des travaux à réaliser et a envoyé par la suite un de ses ouvriers pour exécuter les travaux. A un certain endroit du mur, la conduite devait chevaucher une ligne électrique enfouie là ! J’ai bien averti l’ouvrier qu’il lui fallait éviter la ligne électrique sous peine de risquer de provoquer des problèmes par la suite, ce dernier a acquiescé, apparemment convaincu !
J’ai vaqué à d’autres occupations et lorsque je suis revenu, j’ai trouvé que la conduite est posée exactement sur la ligne électrique qu’il fallait éviter !
-C’est rien me dit l’ouvrier il n’y aura aucun problème, je vous le garantis ! Il a fait beau pendant la journée des travaux et le lendemain aussi ! Les travaux terminés le patron plombier est venu rapidement prendre son dû et malgré la cherté de l’opération, je l’ai payé sans mot dire !

La nuit du troisième jour, survint une pluie diluvienne ! La partie extérieure du mur qui portait la conduite d’eau était bien sur exposée à la pluie et tout à coup …. Nuit noire ! Plus d’électricité : le compteur avait sauté ! Qu’à cela ne tienne, je descends au rez-de-chaussée et je rétablis le courant électrique : le compteur saute encore et las de répéter la même opération sans succès je décide de passer la nuit au noir pour pouvoir procéder le lendemain à la vérification qui s’impose ! Je savais que la panne avait rapport à la conduite placée par le plombier !

Lendemain : Le court-circuit se constatait à vu d’œil. Un fumée noire apparaît tout le long du mur où la conduite d’eau a été superposée à la ligne électrique car sur chaque 20cm un trou a été fait à la perceuse pour recevoir un taquet sur lequel devait se greffer la conduite d’eau et chaque taquet a été planté exactement sur les fils de la ligne

Sur le moment le mur étant sec il n’y a eu aucun incident à part une légère surconsommation du courant que je n’ai d’ailleurs pas détecté mais il a fallu que l’eau de pluie mouille le mur de l’extérieur et se répartisse sur les taquets pour provoquer la coupure du compteur ! Heureusement que la possibilité d’un incendie était minime et le pire a été ainsi évité ! J’ai procédé au déplacement de la ligne électrique avec toutes les tâches que cela impose et j’ai été dire un mot à l’artisan plombier ! Tout confus, il me remboursa la somme que j’ai engagé pour la réfection de la ligne électrique et il admis que lui et ses congénères ne sont pas toujours « réglo » et « n’iront sûrement pas au paradis ! »

L’incident est clos !

Petite blague à ce sujet :
« Les membres du paradis ont un beau jour été confrontés au problème de la solitude et ont exprimé le souhait de rencontrer ceux d’en face, c'est-à-dire les membres de l’enfer ! Lors d’une réunion au sommet, ils décidèrent de construire un pont pour pouvoir se contacter ! Les gens du paradis devaient donner une partie de la main d’œuvre et ceux de l’enfer devaient en donner l’autre partie ! Il fallait des artisans des deux cotés donc pour entamer les travaux. Après une longue période d’attente les travaux du pont n’ont toujours pas démarré ! C’est de votre faute clamèrent les gens de l’enfer ! Vous deviez envoyer votre équipe de main d’œuvre et vous ne l’avez pas encore fait, qu’attendez-vous donc ? Les gens du paradis répondirent : Nous avons longtemps cherché parmi nous et nous n’avons trouvé aucun artisan à envoyer……. Ils sont tous chez vous !!!!!!

ADOUR ABDELMADJID





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Mardi 20 mai 2008
Je dedie ce poème à toutes les femmes artistes-peintres (dont Rysou) qui trouvent toujours le temps à consacrer à leur passion!
J'ai remarqué que si elles sont jalouses du moindre détail à apporter à la beauté de leur toile,elles ne se préoccupent pas ou peu en priorité de leur propre personne ! Elles sont toutes si sensibles, si genereuses et altruistes! Hommage donc!

Voici ce poème:

 

Tu barbouilles ta vérité

Tes joies et tes peines

Sur une douce  indienne

Rythme syncopé !

Images épurées !

Perles de Palawan !

 

Sur ta toile,

Tu mets les voiles

Tu prends le large 

Tu embellies la réalité 

Tu me fais rêver

Ô sérénité !

 

Mémoire impétueuse

Ton pinceau  change l’univers

Tu l’aplanis, tu le libères

Tu le façonnes

A ta manière

Soucieuse

D’empêcher l’éphémère

De trépasser 

De se taire !

 

Je suis jaloux de ce tableau

De fleurs

Qui a toute la liberté

De surprendre tes yeux illuminés   

Ton air enchanté

Et ton corsage défait

De te contempler

Impunément

Suavement !

Pendant que tu le procrées !

 

 ADOUR ABDELMADJID 20/05/08

 

 

 

 

 

 

 
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Mardi 20 mai 2008
MARIAGES MIXTES

Après les paillettes et les douces promesses que permet l'amour, voici venu le temps de compter les différences et d'en tenir compte dans la vie de tous les jours, dans l'éducation religieuse ou autre des enfants à cheval entre deux cultures, deux religions, deux façons de voir les choses. Après coup, il faut savoir accepter l'autre sous un autre visage que celui connu lors de l'effervescence amoureuse et il faut savoir gérer la nouvelle vie! Si le mariage réussit, c’est bon et c’est parce que une partie ou l’autre du couple aura été capable de dépasser les dissimilitudes et d’avoir été plus que tolérante mais si le contraire est avéré, il faut subir alors les affres de l’animosité et parfois des batailles judiciaires qui s’ensuivent si l’on a au préalable échappé à la condition de femmes battues et aux scènes de violences qui laissent en général toujours des séquelles !

Alors ?

Alors il faut parfois essayer de vaincre cet instinct d’animal en rut qui nous prend des fois et d’être lucide au point de pouvoir faire la part des choses au départ d’une idylle amoureuse !

C’est Sénèque, précepteur de Neron qui a si bien dit : « Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait ! » Malheureusement les regrets arrivent toujours trop tard, n’est ce pas !

Ceci est le thème de mon roman " la musulmane de Suède" publié chez Publibook (www.publibook.com) et disponible sur Amazon.fr ou Fnac.fr ou Chapitre.com
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Lundi 19 mai 2008

Pourquoi cette  impression d’être seul même entouré ?

Vous arrive-t-il de vouloir aller habiter seul sur la lune ?

Vous arrive-t-il de vouloir déchirer vos vêtement tellement vous étouffez dans cette atmosphère de routine, de rituel, de coups bas, de peur de l’autre, de peur de soi-même !

Vous arrive-t-il de vouloir trouver refuge chez Lui, là-haut en vous adressant à lui: « J’ai tant  prié, Tu n’as pas daigné me répondre ! »

C’est dangereux de cultiver la solitude ! Il faut aller vers son prochain ! C’est la solution !

Ecrivez-moi, nombreux : je suis tellement seul !!

  

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Lundi 19 mai 2008

En ce moment, je suis en formation afin de me remettre peu à peu dans le monde du travail. Ce n'est certe pas évident, surtout après 11 ans comme maman au foyer. Mes enfants étant tous scolarisé, je recherche le contact de l'enfance car ce milieu me passionne. Entre un enfant et un adulte, c'est un échange si intense, un dialogue permanent, une découverte de tous les instants. Je voudras travailler dans une crèche, une PMI, une halte-garderie, une école en tant qu'Assem, du moment, que je suis entourée d'enfants. C'est mon rêve le plus cher et c'est pourquoi, je me suis orientée vers une formation qui me permettra de remettre le pied à l'étrier côté monde du travail. Ce n'est pas évident pour moi, et à chaque fois que j'ai mon jour de formation comme aujourd'hui, ma tête est prête à exploser mais je suis avide de connaissance, je suis motivité et je m'arrange pour être disponible.

A suivre cette formation dont le début a eu lieu le 29 avril, nous sommes 8 et aujourd'hui, la journée se passait à P. Il a donc fallut se donner rendez-vous entre "élèves", si je peux nous appeler ainsi pour qu'ensemble, nous y allions en voiture. C'était quand même plus sympa. C'est donc P, qui s'est chargé de nous y conduire et je vous avoue que nous étions toutes euphoriques. Il semblerait que j'étais la plus angoissée des 5, hihihi...

Bref... Sur place, nous avons retrouvés Frédéric le formateur. La matinée s'est passée à nous présenter chacun nôtre tour ... L'après-midi fut plus pratique et débuta sous la forme d'un jeu. Par groupe de 2, nous devions invités une histoire aynt un thème, un personnage et un objet. Ah, pas si facile, hein ? Frédérique le moniteur nous a interroger chacun notre tour et ensuite il a prit nos notes marquées sur des morceaux de papier. Puis il a fait la redistribution et chacun des groupes a alors obtenu d'autres mots et a été obligé d'inventer une histoire avec. C'est ainsi que mon groupe est tombé sous les mots mots suivants, ado, réservée, ferme désaffectée, MP4. A nous d'inventer une autre histoire et de la raconter un par un face au x autres. Etant donné que nous étions 2 par 2 au début, il nous fallait à chaque fois, avec les mêmes mots faire une variante et s'adresser à notre public et surtout l'interresser. L'excercice ayant le but de bien regarder son public, bien parler et bien se tenir.

Pour ma part, voilà l'histoire que j'ai inventé...

Elle s'appelle Virginie, et c'est une adolescente de 15 ans, mal dans sa peau et dans ses baskets. Cette jeune fille se sent pour une raison connu d'elle seule, se sent mal-aimé des autres et surtout mal-comprise de ses parents. C'est une jeune fille réservée, timide, et elle se met elle-même de côté, s'excluant de la société. Tout le monde lui dit qu'elle a tort mais elle ne croit personne, au contraire, elle reste toujours dans son coin. Virginie est en classe de 5e, c'est une excellente élève, organisée et studieuse. Sa meilleure amie est dans la même classe qu'elle et s'appelle Caroline. Toute les 2 elles font une sacrée paire de filles !  Ensemble, elles vivent dans leur monde, elles se racontent tout et n'importe quoi, elles se confient des trucs de filles : leurs joies, leurs peines, leurs amours... Caroline s'interresse de près aux garçons et se passionne pour leur prestance masculine, Virginie s'en fiche, elle sa passion : c'est la musique !
Quand elle rentre le soir du collège, Virginie n'a qu'une hâte : s'enferme dans sa chambre et mettre sa musique à fond ! Sa mère alors rentrée elle aussi de son travail a juste le temps de lui crier "Hey, pour une fois, essaye de ne pas mettre ta musique à fond !!!!! Tout le monde n'a pas besoin d'en profiter !!!!!" avant qu'elle claque sa porte de chambre. Virginie s'en moque, car à partir du moment où sa chaine Hi-fi est en route, plus rien ne compte et surtout pas les cris désespérés de sa mère !!!!!!
Depuis toute jeune Virginie a un rêve, celui de devenir chanteuse. Virginie chante seule dans sa chambre, ayant toujours le refrain d'une chanson en tête ! Chanter, c'est son mode d'évasion, son refuge, son idéal. Quand elle a parlé de son rêve à ses parents, elle la vu s'écrouler comme un coup de cuillère à pot. sa mère s'est alors écriée "Quoi ma fille être une artiste, ah ça non alors jamais de la vie !!!!!, tu sauras avocate comme moi, c'est un si beau métier...". Côté paternel pas la peine de chercher du réconfort, son père se fie d'instinct à sa femme et ce depuis toujours. Pfff quel binz !
Que dire face à cette négation parentale, à ce sort déjà fixé ? Rien... Vexée Virginie n'ose rien dire, préférant se réfugier encore plus dans sa musique. Il faut dire que Virginie, fait tout en musique, elle fait ses devoirs, télèphone à ses copines, joue à sa D-S, enfin bref tout !
Un matin en se rendant au collège, Virginie a le coeur lourd, c'est son anniversaire et personne chez elle n'a pensé à lui souhaiter. Elle part triste, désapointée, malheureuse, des larmes dans les yeux. Au détours d'une rue, elle voit sa meilleure amie en compagnie de son dernier petit copain, elle passe devant elle et fait mine de les ignorer totalement. Soudain Caroline s'aperçoit de sa présence, et crie "Hey Virginie attends-moi... J'ai quelque chose pour toi !" Virginie, se retourne et voit son amie courir vers elle... Virginie fait face à Caroline qui bizarrement a le sourire jusqu'aux oreilles. En un quart de secondes, Virginie se dit "Mais pourquoi sourit-elle ainsi, qu'est-ce quil y a de si drôle alors que moi, j'ai envie de pleurer !!!!!"
Soudain Caroline sort de son sac un petit paquet de forme allongé et le présente à son amie en lui disant "Bon anniv' Virginie, j'espère que mon cadeau te plaira, tu sais tout mon argent de poche y ait passé !". Les yeux brillants, le sourire au coin des lèvres Virginie déballe le paquert avec des mains plus que tremblantes. Qu'elle n'est pas sa surprise de voir que le cadeau est en fait le dernier MP4 aperçu l'autre jour dans la vitrine du magasin d'élèctro-ménager de la rue Manno. Elle détient entre ses mains moites, le dernier cri de la modernité pour écouter sa musique à toute heure de la journée car jusqu'à présent n'oubliez pas Virginie ne pouvait écouter sa musique que chez elle, dans sa chambre. Là, le MP4 lui permettra d'écouter sa musique à tout moment. Heureuse, ravies, les filles s e sautent littéralement au cou. Caroline est vraiment une amie sûre !!!!!! Sans plus attendre, les 2 amies se mettent chacune une oreillette et les voilà partie en cours.
Arrivé en classe de math, Virginie range dans sa poche le fameux MP4 afin de ne pas se le faire confisquer se promettant de le sortir de sa cachette dès que la possibilté s'offrrait à elle. Mais il lui faudra alors attendre la fin des cours. Sur le chemin du retour, Virginie qui a l'habitude de croiser une vieille usine désaffectée, décide avant de rentrer chez elle et de subir les assauts de son petit frère de s'arrêter un peu dans ce coin afin d'écouter sa musique tranquillement. Elle s'asseoit paisible dans l'enceinte de l'usine, et pour elle toute seule branche son MP4 dans ses oreilles. Là, elle ferme les yeux, et elle ... Rêve qu'elle devient une grande chanteuse !


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