Les auteurs Abdelmajid Adour et Céline Larouche convient la population à leur lancement, ce jeudi, 19h30, à la Bibliothèque municipale d’Alma (photo: Colène Bergeron)
C’est ce jeudi qu’aura lieu, à la Bibliothèque municipale d’Alma, le lancement du livre Avant que nos mémoires… des auteurs Abdelmadjid Adour et Céline Larouche.
Avant que nos mémoires… est un roman écrit à quatre mains, une première tentative pour ces deux auteurs, qui ont par ailleurs adoré l’expérience. «Je trouve qu’Abdelmadjid apporte de
l’exotisme à mon écriture et qu’il l’enrichit», affirme Céline Larouche, coauteure et éditrice de la maison d’édition SM. «Pour ma part, j’ai trouvé très intéressante cette expérience»,
seconde Adelmadjid Adour. Pour l’instant, ces deux auteurs travaillent sur des projets individuels, mais ils ne refusent pas l’idée de retravailler ensemble éventuellement.
Au départ, Avant que nos mémoires… était une nouvelle portant sur l’amitié entre deux femmes. Céline Larouche s’est par contre laissée porter par ses personnages et l’histoire a évolué, entre
autres avec l’aide de M. Adour, pour donner ce roman, qui est «une plongée dans l’eau libre de l’amour et de l’amitié».
Avant que nos mémoires… est un roman en trois volets. Le premier décrit l’amitié entre deux femmes, Chantale et Violette. Le second parle de la perte du conjoint et de l’amie de Chantale et,
enfin, le dernier met de l’avant la rencontre de l’héroïne avec un autre homme qui, grâce à sa correspondance empathique, permettra à Chantale de retrouver le bonheur. «Il y a toujours une
grande partie de fiction dans mes romans, mais également une très grande part d’autobiographie, raconte Céline Larouche. Cependant, il est difficile, même pour les gens qui me connaissent, de
faire la distinction entre le réel et la fiction». Quant à Abdelmajid Adour, il avoue «aime[r] jouer avec la fiction pour mieux mettre en valeur ce qui se passe réellement».
Même si Abdelmajid Adour en est à sa sixième parution, il s’agira de son premier lancement. «Je suis heureux de prendre contact avec les gens d’ici. Je trouve très intéressant de découvrir de
nouvelles cultures et de nouvelles façons de penser. Ce lancement, c’est l’occasion de créer de nouveaux liens», confie-t-il.
Les deux auteurs espèrent que le public sera curieux de constater où leur écriture les a menés. «En même temps, les lecteurs auront la chance de découvrir Abdelmajid, avec tout son vécu et
son bagage», soutient Céline Larouche.
Abdelmajid Adour est un féru d’histoire qui pose un regard critique et sensible sur «les angoisses, les déchirements, les horreurs que suscite le fanatisme». Ses romans, qui ont tous une base
historique, se déroulent en Algérie, terre natale de ce romancier nouvellement arrivé à Alma et déjà sous le charme de ses habitants. Céline Larouche est une auteure, une poète et une
éditrice très active sur la scène littéraire régionale.
Avant que nos mémoires… est la 36e publication des Éditions SM et est disponible en librairie. Les Éditions SM invitent par ailleurs la population à se joindre à Abdelmajid Adour et Céline
Larouche lors du lancement d’Avant que nos mémoires…, le 26 mai prochain, à 19h30, à la Bibliothèque municipale d’Alma pour échanger autour d’un café ou d’un verre de l’amitié.
Pour ceux qui pensent « Atlantide », hallucinés, cette femme fatale, séductrice dont les amants tombés sous son charme vénéneux se suicident ou se
transforment en assassins, c’est la sulfureuse Antinéa du Tassili n’ajjer !
Elle dirige un royaume mystérieux où les âmes perdues, sujets soumis et capables, pour lui plaire, de bassesses et
d’ignominies inouïes, sont légion.
Pour ceux qui pensent « Atlantide », l’outre-méditerranée fantasmatique circule librement dans leur imaginaire aussi démesuré
que le Sahara lui-même : tentations, sensualité, proximité, convivialité, fraternité, mais aussi précarité et danger de l’inconnu, de l’autre( un thé à la menthe peut très bien etre suivi d'une
sequestration).Pour ceux-là, la féminité mystérieuse et exotique a pour eux un nom : Antinéa.
Syndrome de l’auto-flagellation, femme inaccessible que son mystère rend perverse, cette reine immortelle punit ceux qui l’aiment et les dévore comme une
vulgaire mante religieuse (voir mon article sur la mante religieuse), et si elles survivent au châtiment, ses victimes s’auto-punissent en tuant ou en se tuant. Tout un
programme !
Antinéa c’est le vertigineux attrait de la femme exotique dans l’immensité hostile, sous le soleil écrasant, au vent qui rend fou, doux mirages, dans
l’absolu vide de règles et de lois !
Antinéa c’est ce symbole sexuel de la femme de l’autre coté, du coté conquis, qui est mise à nu pour la circonstance et le dessein s’est finalement avéré en
une représentation au caractère pornographique exotique. Chimères !
En réalité cette reine immense qui a inspiré tant de faussetés aussi bien littéraires que cinématographiques (L’Atlantide, film se résume ainsi : la
mystérieuse île d’Atlas, engloutie il y a 10 000 ans selon Platon, se trouve au cœur du Sahara : c’est une oasis, apparue quand la mer s’est brutalement retirée, sur laquelle règne une belle et
cruelle descendante des Atlantes, la reine Antinéa.)
En réalité, cette immense reine, qui serait en plus descendante de Neptune et elle-même déesse de je ne sais quoi, n’est ni plus ni moins
que la reine berbère TIN-HINAN d’un grand royaume Targui du grand sud algérien situé, vers le 4eme siècle avant JC, à Abalessa
Cet article veut exprimer mon devoir de respect de sa mémoire.
PS/ Mon voisin a une fille aussi belle que la lumière avec les mêmes yeux bleus ardents et le même beau visage que la reine et il l’a
prénommée Tin-Hinan, je lui ai dit l’autre jour : Tu as une belle mante là…
Quelle allure, que de beaux habits et surtout quelle belle 407 de Peugeot toutes options !
Il est revenu passer quelques jours au bled et ainsi passer ici la fête de Laid !
Le premier geste à faire c’est bien sur d’acheter le mouton qu’il va égorger à cette occasion.
C’est plutôt cher lui a-t-on susurré : cinquante mille dinars pour un bon mouton !
Cinquante mille ?
Qu’à cela ne tienne j’en prendrai un bien au dessus de ces cinquante mille, a-t-il répondu.
Eh oui, à son arrivée, il a échangé des euros sur le marché parallèle à raison de 1 euro contre douze dinars ! Les prix de la viande, des légumes et autres ont
beau grimper comme d’habitude à la veille des fêtes, lui, il n’en ressent absolument pas les effets !
Il fait ses comptes : cinquante mille dinars c’est l’équivalent de quatre cent euros ! Il pourra bien acheter un mouton moyen qui ne dépassera pas
130euros (ou 15000 dinars) mais il a décidé de lever bien haut la barre pour en mettre justement plein les yeux à tous ceux-là qui lui reprochaient d’avoir abandonné femmes et enfants de Kabylie
pour les beaux yeux d’une « tharoumith », une française ! Ils ne savent pas, pensent-il, que cette française-là m’a tout donné jusqu’à cette situation actuelle que beaucoup
m’envient !
Si Ahmed est en faite propriétaire en compagnie de sa femme française Madeleine, d’un hôtel classé à Grinouv’ ! Il a bien peiné avant d’arriver à cette
situation sociale plus qu’honorable mais il doit tout en réalité à sa femme Madeleine qu’il a épousé dans les années cinquante, juste après son arrivée en France !
Qu’est-ce qui a poussé Si Ahmed à fuir sa Kabylie natale et à tenter cette aventure en terre si froide ? A l’époque la France avait un énorme besoin de
main d’œuvre et faisait largement appel à qui voulait s’y rendre. Les personnes qui s’y sont rendues ont bien gagné leur vie mais Si Ahmed ne s’y est pas rendu spécialement à cause du pain
quotidien, c’est pour bien autre chose !
En 1951, Si Ahmed avait à peine dix sept ans et il était déjà marié à son insu par ses parents presque sans savoir à quoi servait bien un mariage sauf peut être
pour les relations sexuelles car à son âge, il se posait bien des questions à ce sujet entre deux séances de labours semailles ! Il a même essayé de comprendre pourquoi les bœufs qui
tiraient sa charrue avaient parfois des visites de génisses ramenées dans leur étable familiale par des voisins en quête d’insémination.
Une fois le mariage consommé, c’est donc avec plaisir qu’il accepta la venue de sa femme qu’il découvrait ainsi pour la première fois !
-A quoi sert ceci ? Posa-t-il la question à cette dernière lorsqu’ils se retrouvèrent seuls.
-Ceci sert à cela lui répondit sa toute nouvelle compagne qui, elle, a reçu des leçons du coté maternel avant sa venue.
Il aima bien désormais la compagnie et la vie lui sembla tout à coup si belle ! Le couple eut des enfants et ces enfants commencèrent à grandir !
Si Ahmed, malgré la présence des enfants dans le giron de leurs parents n’était jamais satisfait et demandait toujours plus de plaisir à sa femme qui elle, un peu
frigide, ne savait ou donner de la tète.
Et à Tassadit, sa femme, de trouver la parade pour faire éloigner de temps à autre ce bien collant énergumène de mari jamais rassasié coté relations
sexuelles.
Elle se mit donc à faire la prière et à devenir dévote !
Car en faisant la prière il lui fallait normalement faire des ablutions cinq fois par jour, c'est-à-dire avant chacune des cinq prières recommandées.
Cependant l’astuce réside dans le faite qu’elle pouvait faire la prière cinq fois de suite dans la journée (chaque prière étant faite à son heure) avec la même et
seule première ablution du matin ! Il suffit pour cela de rester absolument pure, propre.
Alors à chaque fois que Si Ahmed approchait sa femme en quête de la fameuse chose il se trouvait devant un net refus catégorique : je ne peux pas, je suis en
ablutions et je n’ai pas terminé mes prières !
Tassadit était satisfaite du résultat. Elle est toute contente d’avoir enfin retrouvé la paix car Si Ahmed, bien qu’il ne prie pas lui-même, a une peur bleue de
devenir maudit en étant la cause des ratés éventuels de prière qu’aurait fait sa femme en acceptant de lui faire l’amour !
Tassadit, poussa même le bouchon jusqu’à refuser de se laisser approcher de nuit car alors là, expliqua-t-elle à son mari, il lui faudra faire la grande
ablution avant de revenir à ses prières !
Si Ahmed, peu à peu, se laissa convaincre que Tassadit avait bien raison : il ne voudrait surtout pas subir les foudres des Dieux et il n’oublie pas que
Tassadit, sa femme est une maraboute, c'est-à-dire proche des cieux et ayant même des pouvoirs occultes qu’elle peut très bien exercer contre lui!
Et il a toujours appris à respecter les marabouts car proches de Dieu et pouvant faire beaucoup de mal aux mécréants comme lui qui oseraient enfreindre les lois
établies !
Si Ahmed passa ainsi un bon moment de sa vie, sous le joug des règles de sa société en posant lui-même le joug sur le cou des bœufs qu’il utilisait pour labourer sa
terre !
Jusqu’au jour béni où il entreprit de « fuir » vers la France !
Là c’est le paradis ! Il y trouva une Madeleine des plus conciliantes déjà en place dans l’hôtel où elle travaillait et qui ne demandait …que
ça (exactement ce que refusait Tassadit) !
Il mentit à Madeleine sur sa situation d’état civil et cette dernière accepta de prendre Si Ahmed comme mari !
A l’époque il n’y avait aucunement problème de papiers ou de nationalité : Si Ahmed était français aux yeux de l’administration et tout fut régularisé en un
clin d’œil !
Si Ahmed ne retourna plus au bled ! Des années passèrent, Madeleine et Si Ahmed achetèrent l’hôtel qui les employait jusque là, s’y établirent définitivement
et eurent de enfants !
Entre temps un des fils de Si Ahmed, de l’union avec sa femme Kabyle, Tassadit, devenu un grand gaillard vint en France à la recherche de son père !
Il le retrouva à Grinouv’ sur indications de certains compatriotes et alla lui demander de revenir au bled.
Si Ahmed reçut son fils comme il se doit et lui posa une condition pour revenir en Kabylie :
-Demande d’abord à ta mère si elle est toujours sous ablutions !!!
………………………………
Bien sûr, longtemps après, Si Ahmed revint bel et bien en Kabylie (en heros) et dévoila à tous sa situation familiale à Grinouv.
« C’est un monsieur vieillissant qui a trimé toute sa vie pour réaliser la maison de campagne de ses rêves. Il acheta un grand terrain nu en pleine
campagne et le clôtura avec des rangées de pins. Au milieu de la nouvelle propriété il fit construire sa maison et y habita avec sa femme tout aussi vieillissante. Ils étaient bien
seuls, sans enfants et ce n’est que rarement qu’ils recevaient quelque visite familiale ou amicale impromptue. Ils ressentaient durement l’isolement, la solitude, eux habitués à la
promiscuité et à l’encombrement de la ville qu’ils ont habité durant toute leur vie !
Non loin de la maison, serpentait un petit ruisseau qui traversait de long en large toute la propriété du vieux retraité. Ce dernier eut l’idée de construire
un petit barrage sur le lit du ruisseau et de confectionner ainsi une retenue d’eau de sorte à en faire un tout petit lac ! L’idée était géniale et sa femme l’a encouragé à la mettre en
pratique. Aussitôt dit aussitôt fait, moyennant quelques travaux et une coquette somme d’argent dépensée, le projet fut rapidement réalisé. Le décor, une fois planté en valait le
coup !
Quelque temps après l’installation du couple dans leur nouveau foyer, le vieux considéra qu’il fallait donner de la vie à son nouveau petit lac et se mit à
ramener des poissons qu’il introduisit dans l’eau. Ses poissons portaient tous un nom et le vieux en a fait son occupation favorite : Il les nourrissait, leur parlait, les comptait,
les appelait. Il passait un temps fou à les entretenir avec l’aide de sa femme ! Le vieux couple était aux anges !
Le vieux ressentit, par la suite le besoin de construire un genre de débarras pour garder tout près de l’eau tout le matériel dont il avait besoin pour travailler
dans les environs immédiats du lac, c’est à dire qui lui permettrait de trouver sous la main les ustensiles nécessaires sans aller les chercher fastidieusement à la maison.
Une cabane en dur, une maisonnette confortable avec un garage pour le matériel et un étage meublé pour une éventuelle sieste vit le jour rapidement.
Grâce à son lac et à sa cabane, le vieux et sa femme trouvèrent une occupation ludique mais après un certain temps la solitude et ce sentiment de manquer
d’air refirent surface !
Un jour il dit à sa femme :
-Tu sais, la vie est vraiment tordue. Cette vie de château que nous permet la nature serait tellement la plus bienvenue pour un jeune couple. Imagine des
jeunes ici en train de courir et de draguer, de roucouler et de s’attraper en s’ébattant joyeusement dans l’herbe, de chanter, de faire l’amour, de vivre quoi. Ce n’est guère le cas pour
nous ! Oui, la vie est vraiment tordue! Quand nous avions la force et la bonne santé, nous manquions de moyens et maintenant que les moyens sont là, nous manquons de force et de
santé.
Non ! Nous sommes trop seuls ici et alors il faudra soit revenir habiter en ville, soit trouver quelque locataire pour nous soutenir et nous aider, au cas où,
Nous n’avons plus vingt ans, tu sais.
Peu de temps après, le vieux trouva bien quelqu’un en ville qui ferait l’affaire : c’est un couple de jeunes nouveaux immigrés heureux de trouver enfin où
loger, tout dévoués et conscients de leur mission d’apporter un soutien au vieux couple de propriétaires qui s’engagea à ne recevoir au retour qu’un modeste et symbolique
loyer !
Une fois bien installé, la première action du jeune locataire fut de confectionner une ligne pour pêcher à partir de la fenêtre de la cabane qu’il habitait
désormais...... les poissons du lac que le vieux affectionnait tant et auxquels il avait donné un nom à chacun…..
Il pêchait et sa femme s'occupait de faire la cuisine ……..Jusqu’au jour où le vieux, de passage près de la cabane ; sentit une étrange odeur de friture de
poisson…………. »
-Ha ! Ha ! Ha ! Ha ! Ha ! Yiker qui ecoutait jusqu'alors, interessé, rigola sans retenue !
Maria, après avoir terminé de raconter sa petite histoire, s’étonna de la réaction de son mari qui n’arrêtait pas de se tordre de rire !
Elle ne dit rien et sortit en coup de vent, visiblement irritée par la réaction de son mari.
La différence de conception des choses de la vie les plus élémentaires, était là bien présente, flagrante au vu de la réaction spécifique de chacun des deux
personnages, de bords différents, de cultures différentes.
L’une chagrinée par tant d’ingratitude était révoltée et l’autre trouvait matière à rigoler : de petites choses ajoutées à d’autres, qui conduisent
inéluctablement à la séparation !
"petit à petit l'oiseau detruit son nid"(malheureusement)
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