Samedi 5 juillet 2008





Un poète est un rêveur  invétéré.

Il lui faut des rêves.

Pour interpréter les rêves
Il faut des aèdes !

Il ne faut surtout pas voler au poète
Ses illusions,

Son  inclination  à  rêver,

Vous en ferez un ennemi juré !




Tard la nuit, je m’empresse de retrouver

Les premières lueurs de l’aube

Et le matin qui, enfin, permettra mon évasion

Mais déjà tôt le matin je m’en rends compte :

Impossible de fuir ma condition !
Rien à l'horizon!  

Je me remets à attendre impatiemment
........ la nuit !




J’ai devoilé mes angoisses  au poète,

Il en a fait  des impromptus,  

Remèdes inattendus à mon état 

Et par lui j’ai retrouvé la sérénité !!

Laissons les poètes en paix !



ADOUR ABDELMADJID

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Dimanche 29 juin 2008
LOUP-GAROU ET LECTURES RELIGIEUSES

Le loup-garou dans les croyances populaires du moyen age était un homme capable de se métamorphoser en loup dangereux !
Ce mythe possède des racines dans la lointaine antiquité et du temps déjà de la civilisation grecque et romaine on en retrouve des traces.
La peur du loup dévoreur de troupeaux pourrait être à la source du développement des légendes afférentes à ce sujet.

Le loup-garou mène une vie normale au sein de la société lorsqu’elle ne soupçonne pas son caractère de monstre. Sa particularité peut se révéler lors des nuits de pleine lune car la lune agit sur son comportement et alors il redevient ce « mi-homme, mi-loup » avec une stature puissante et une force décuplée que rien n’arrête sauf une balle d’argent (eh oui, sans une balle d’argent il ne meurt pas) !
Lorsqu’un loup-garou mord un homme, ce dernier devient loup-garou à son tour !

Au 16eme siècle, au Moyen age en France, on attribuait toutes sortes de méfaits sanglants dont les meurtres d’enfants à ces hommes soupçonnés d’être des loups-garous ! Des milliers de procès ont alors lieu et les accusés finissent sur le bûcher au même titre que les sorciers !
Vous n’avez pas intérêt à l’époque à paraître différent de monsieur tout le monde ! Si vous avez un nez retroussé ou des oreilles plantées un peu bas ou des yeux trop grands ou un sixième doigt dans la main, ce sont là des indices qui peuvent vous faire considérer comme susceptible d’appartenir à la maudite corporation !
Parfois, de vulgaires taches de rousseur sont des indices révélateurs et peuvent vous être fatales !

Ce mythe du loup-garou est très en rapport avec certains courants religieux actuels qui renvoient à l’affrontement entre le bien et le mal.
Le mal est symbolisé par le diable et tous ceux parmi les hommes qui suivent sa voie doivent donc être punis !
De là, il n’y a qu’un pas pour ces courants religieux, à considérer que les intellectuels et les journalistes "mécreants" d'office  sont sur la voie du diable !
Les femmes dévergondées dans la rue ou celles qui prennent les boulots de jeunes chômeurs car elles sont recrutées plus facilement moyennant leurs charmes sont aussi du coté du diable !
Les femmes-médecins et les infirmières qui exercent dans les hôpitaux et autres centres de santé sans voiler leurs attributs de femmes sont aussi des mandataires du diable !
Les médecins hommes qui consultent des femmes sont aussi des représentants du diable !
Ceux qui ne pensent pas comme pensent ces courants religieux  sont des messagers du diable !

La liste n’est pas exhaustive !

Et alors…….


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Mardi 17 juin 2008


FAIS GAFFE



Tu as grandi en les vertueux préceptes

Vierge de  déloyauté, tu es née

Tu estimes, illusions, que tu es cernée

De continent, de probité,  de pureté

Sais-tu  que l’agneau dès nubilité 

De posséder  sa propre  mère devint l’adepte ?


 


 

ADOUR ABDELMADJID

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Vendredi 13 juin 2008

FETE DES PERES

 

Une personne père de famille qui se retrouve à vivre esseulé et  malade et que j’ai rencontré au café du coin me raconte :

 

En juin 1957, La guerre d’Algérie était entrée dans sa phase la plus meurtrière !

Les deux antagonistes en place  ne faisaient plus de quartier ! Il y a eu ce qu’il y a eu depuis  trois années déjà et les rancoeurs se sont exacerbées !

J’habitais un quartier populaire qui s’appelait  « le quartier des cavaliers » dans une petite ville coloniale dont je tairais le nom et  dont j’occulterai de dire ici  l’histoire douloureuse puisque tel n’est pas mon sujet actuel.

J’ai  73 ans et je vis encore actuellement dans cette même ville et dans ce même quartier ! La mort n’a pas voulu de moi et mes meilleurs amis n’ont, eux,   pas survécu aux hostilités ! J’ai compris que je ne mérite pas le sort  digne qu’ils ont eu et la mort, pourtant, m’aurait bien épargné toutes ces mauvaises  et noires péripéties de ma vie d’après guerre !

Retour en arrière.

Une journée de juin 1957, une journée comme les  autres avec son lot d’interrogations et de craintes, de prémonitions et d’inquiétude !

Au lever du jour, le soleil tapait déjà bien fort sur nos têtes lorsque nous fîmes la chaîne devant le poste militaire qui filtrait l’entrée  au centre ville ! Nous étions au bout de l’étranglement nous n’avions plus de vivres pour tenir et il nous fallait nous approvisionner avec les bons que nous avaient remises les autorités militaires. Les seuls magasins de la ville se trouvent tous confinés au centre et pour se ravitailler il fallait montrer patte blanche aux militaires !

Ce jour-là, les éléments du poste militaire  étaient  visiblement en alerte maximum et montraient des signes d’énervement palpable !

Quelque chose ne tournait pas rond : les militaires avaient sûrement eu vent de quelque « terroriste » ou « fellaga » qui aurait pénétré dans notre cité pour y trouver refuge avec la complicité de la population !

J’étais tout près de passer la barrière de contrôle lorsque tout à coup, là juste devant moi, un coup de feu brisa le silence matinal, je vis un des militaires (celui qui était au tout premières loges et qui allait me faire passer la barrière après m’avoir contrôlé) s’affaisser : il a été touché par la balle meurtrière  et c’est la fuite désordonnée dans tous les sens ! S’ensuivirent des détonations à ne plus en finir, des rafales et des rafales partaient dans tous les sens, un cauchemar pour mes oreilles et  je m’attendais au pire ! La meilleure chose à faire dans ces cas –là c’est de se jeter à terre et d’espérer avoir la vie sauve !

Puis les armes se turent subitement !

Tous les militaires du poste sortirent de leur guérite et coururent vers la même direction, en groupe : j’ai compris qu’ils poursuivaient la personne qui a tiré à bout portant sur leur collègue après l’avoir  localisée!

La majorité des habitants du quartier qui comme moi  devaient se rendre au centre ville a profité de la circonstance et  s’est levée du sol pour courir et s’engouffrer dans la barrière laissée ouverte par les militaires ! Les gens n’éprouvaient plus de peur et après le chaos qui aura duré une dizaine de minutes tous se ressaisirent et se rappelèrent que le ventre vide n’autorisait pas les mondanités !

Des rafales reprirent ! Les militaires tiraient n’importe où et n’importe comment et nous étions déjà arrivés aux premiers magasins que les tirs se faisaient encore entendre !

Je savais que ce n’était plus que de l’excès de zèle de la part des tireurs mais je savais aussi que de cette manière, ils conjuraient leur peur, la peur de mourir !

Nous étions déjà loin de la guérite du poste de garde.

  

En revenant, tout à fait vers la fin de l’après midi avant l’horaire du couvre-feu, nous étions plusieurs à refaire la queue en sens inverse pour retrouver nos foyers. Quelques malins ont ramené dans leurs grandes poches des bouteilles de bière pour amadouer les militaires et implorer leur esprit de tolérance afin de faire passer des vivres en quantité et moi je n’ai ramené pour tout ravitaillement qu’une boite de lait Guigoz pour nourrissons !  J’ai été pris à partie et  j’ai été proprement tabassé par trois énormes lascars qui m’ont poussé pour ce faire à l’intérieur de  la guérite ! Contusionné, je me suis battu avec les militaires qui m’ont roués de coups ! En fin de compte ils m’ont enlevé ma boite de lait  et l’ont  jetée dehors ! La boite a roulé  puis a  glissé et  a  rejoint les contrebas du ravin que surplombait la guérite ! Tout en sang et ayant pu me libérer de l’emprise des soldats, j’ai dévalé la pente comme un forcené, oubliant que j’aurai pu être tiré comme un lapin ! J’ai récupéré la boite et je l’ai ramenée tout meurtri à mon fils chéri !

 

Maintenant mon fils a bien grandi, il s’est marié et a trois enfants, il n’habite plus dans le « quartier des cavaliers », le quartier des pauvres et des damnés mais dans une cité flambant neuve avec toutes les commodités ! Il a un job bien rémunéré à l’hôpital de la ville et vit confortablement !  Il ne vient jamais chez moi, ne m’adresse jamais la parole et m’a déclaré ouvertement la guerre ! Rencontré par hasard  tout récemment dans la rue, il m’a insulté, offensé  devant tout le monde et m’a pris a partie méchamment ! Il a presque utilisé la même manière que les militaires pour son lait guigoz de 1957 ! J’ai échappé de justesse à une correction de sa part en fuyant !

Motif : j’aurai parlé  quelque part « méchamment » à sa femme !

Amnésie …….Ingratitude…..Fête des pères

 

 

 

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Lundi 2 juin 2008
La corruption pousse dans les champs fertiles ou fertilisés à son intention

Histoire vraie !

Un entrepreneur,en règle et qui paie ses impots, qui aime bien faire les choses dans les normes manque de projets à réaliser, ses ouvriers sont en chômage technique une semaine sur deux et il n’arrive pas à sortir son entreprise du marasme !

Il constate, pourtant, que d’autres entrepreneurs, bien moins qualifiés que lui et beaucoup plus expéditifs dans leurs travaux arrivent très facilement à décrocher des marchés juteux ! Il en arrivé à comprendre que les critères qu’il croyait de rigueur pour l’obtention de marchés ne sont pas finalement ceux qu’il préconisait ! Il lui fallait donc changer de tactique !

Il demanda alors une entrevue avec un grand responsable local et exposa son étonnement de ne pouvoir bénéficier d’enveloppes pour effectuer des travaux comme tous ses collègues ! Le responsable ricana un bon coup et lui affirma

 -Et si, tout de suite je t’attribuais un marché de montant xxxx ! Est-ce que tu me remercieras quand même pour mon geste ?

-Bien sûr !

-Alors c’est 15%, Ok ?

-Comment 15% ?

-Tu ne comprends pas, c’est la somme qui te permettra de me remercier, comme tu viens de le dire !

-Je croyais te remercier de vive voix....… Je vais réfléchir !

Une semaine après, notre entrepreneur, mal dans sa nouvelle peau de corrupteur, décida de dénoncer le responsable et s’adressa à la police ! Il lui fut indiqué de prendre une enveloppe et d’y mettre la somme en billets dont les numéros auront été recensés au préalable et d’aller la remettre au responsable.

Juste en ressortant du bureau du grand responsable local notre entrepreneur fut surpris par l’arrivée en coup de vent d’une brigade de policiers en civil qui aussitôt arrêta le corrompu, la main dans le sac !
L’entrepreneur ne regretta nullement son geste : il a fait ce que sa conscience lui a dicté et pour lui, ce n’est que justice !
Il s’attendait à être décoré de la médaille de l’honnêteté mais finalement pour lui : bonjour les dégâts !

Tous les entrepreneurs qui avaient l’habitude de « travailler » avec le responsable se sont sentis outrés et n’adressèrent plus la parole à notre héros !
Tous se liguèrent contre lui, se réunirent et décidèrent de payer le meilleur avocat pour défendre le responsable en attendant de régler ses comptes à notre entrepreneur entreprenant qui a dénoncé leur "gagne-pain"!

Moralité:
Si vous vivez entre cent fous à lier et que vous vous ne l’êtes pas, c’est vous qui êtes fou, non ?


ADOUR ABDELMADJID
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Lundi 26 mai 2008

Claude aime beaucoup faire la sieste ! Claude travaille depuis bientôt vingt trois ans dans une société d’import-export et il est passé par tous les services administratifs : gestion du personnel, formation, moyens généraux et  aussi par les autres services tels que le dédouanement, les finances !

Tout récemment il a été affecté au service maintenance qui s’occupe des transports mais aussi du stockage sous douane des containers qui servent à importer les marchandises les plus variées (pneus, denrées alimentaires, produits surgelés mis dans des containers spéciaux) . Dans son nouveau service, il avait largement le temps de vaquer à d’autres occupations et il ne se prive pas de surfer sur Internet, de sortir faire un tour en dehors du port : il était bien plus libre qu’avant !

De temps à autre il venait au travail le matin dans sa propre voiture et il garait son véhicule dans le parc à containers  avant de rejoindre son bureau ! Ce jour là son meilleur ami, Yvan a décidé de lui faire une belle blague : il lui prit le matin même, à leur arrivée au bureau les clés de la voiture (une Clio) et  profitant du faite que Claude était absorbé (pour une fois) par le travail, il sortit du bureau, mit la voiture en marche et….la fit entrer dans un des containers déchargés !

Yvan se frottait les mains, il allait bien rigoler lorsque  Claude se rendrait compte que sa voiture n’était pas à l’endroit ou il l’avait stationnée !

Claude finalement était tellement occupé qu’il passa la matinée à éplucher des dossiers sans avoir le temps de sortir ! Au moment du déjeuner il n’eut que le temps de manger son casse-croûte dans son bureau avant de mettre en place (comme d’habitude) les fauteuils sur lesquels il allait piquer son sommeil réparateur de la mi-journée !

Le sort pourtant en a décidé autrement !

Yvan, en effet, avait du remords entre temps et décida de parler à Claude de sa blague, mais il fallait qu’il le fasse avant que son ami ne commence sa sieste et il se rendit  d’un pas rapide au bureau ! D’abord courroucé en apprenant la « mauvaise blague », Claude  devint plus conciliant envers son ami et tous les deux décidèrent de rejoindre la voiture pour voir !!

La voiture était vraiment bien garée dans le container et Claude libéra son ami en riant un peu tout en pénétrant dans le container ! Claude entra dans sa voiture et ajusta le siège aussitôt pour ne pas rater sa sieste ! Yvan comprit que son ami ne lésinait pas, il le laissa donc à son aise ! En sortant du container, il n’oublia pas de …..refermer la porte !

Comble de malheur le fameux container de monsieur Claude était sur la liste de ceux à rapatrier sur le bateau de ce matin même, l’opération  devait se faire rapidement pour éviter les surestaries et Claude en voiture dans un container fermé faisait de beaux rêves !

Le container fut soustrait au sol discrètement par un grand chariot élévateur et alla prendre place dans la grande soute du bateau ! D’autres containers suivirent, puis d’autres, puis d’autres !!!

A son réveil, nuit noire ! Monsieur Claude ne se rappelle plus de rien ! Un heureux mouvement de ressac l’incitait à se rendormir !

C’est Yvan qui donna l’alarme bien après !


 

ADOUR ABDELMADJID


 

 

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Mardi 20 mai 2008
Je dedie ce poème à toutes les femmes artistes-peintres (dont Rysou) qui trouvent toujours le temps à consacrer à leur passion!
J'ai remarqué que si elles sont jalouses du moindre détail à apporter à la beauté de leur toile,elles ne se préoccupent pas ou peu en priorité de leur propre personne ! Elles sont toutes si sensibles, si genereuses et altruistes! Hommage donc!

Voici ce poème:

 

Tu barbouilles ta vérité

Tes joies et tes peines

Sur une douce  indienne

Rythme syncopé !

Images épurées !

Perles de Palawan !

 

Sur ta toile,

Tu mets les voiles

Tu prends le large 

Tu embellies la réalité 

Tu me fais rêver

Ô sérénité !

 

Mémoire impétueuse

Ton pinceau  change l’univers

Tu l’aplanis, tu le libères

Tu le façonnes

A ta manière

Soucieuse

D’empêcher l’éphémère

De trépasser 

De se taire !

 

Je suis jaloux de ce tableau

De fleurs

Qui a toute la liberté

De surprendre tes yeux illuminés   

Ton air enchanté

Et ton corsage défait

De te contempler

Impunément

Suavement !

Pendant que tu le procrées !

 

 ADOUR ABDELMADJID 20/05/08

 

 

 

 

 

 

 
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Mardi 20 mai 2008
MARIAGES MIXTES

Après les paillettes et les douces promesses que permet l'amour, voici venu le temps de compter les différences et d'en tenir compte dans la vie de tous les jours, dans l'éducation religieuse ou autre des enfants à cheval entre deux cultures, deux religions, deux façons de voir les choses. Après coup, il faut savoir accepter l'autre sous un autre visage que celui connu lors de l'effervescence amoureuse et il faut savoir gérer la nouvelle vie! Si le mariage réussit, c’est bon et c’est parce que une partie ou l’autre du couple aura été capable de dépasser les dissimilitudes et d’avoir été plus que tolérante mais si le contraire est avéré, il faut subir alors les affres de l’animosité et parfois des batailles judiciaires qui s’ensuivent si l’on a au préalable échappé à la condition de femmes battues et aux scènes de violences qui laissent en général toujours des séquelles !

Alors ?

Alors il faut parfois essayer de vaincre cet instinct d’animal en rut qui nous prend des fois et d’être lucide au point de pouvoir faire la part des choses au départ d’une idylle amoureuse !

C’est Sénèque, précepteur de Neron qui a si bien dit : « Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait ! » Malheureusement les regrets arrivent toujours trop tard, n’est ce pas !

Ceci est le thème de mon roman " la musulmane de Suède" publié chez Publibook (www.publibook.com) et disponible sur Amazon.fr ou Fnac.fr ou Chapitre.com
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Lundi 19 mai 2008

Pourquoi cette  impression d’être seul même entouré ?

Vous arrive-t-il de vouloir aller habiter seul sur la lune ?

Vous arrive-t-il de vouloir déchirer vos vêtement tellement vous étouffez dans cette atmosphère de routine, de rituel, de coups bas, de peur de l’autre, de peur de soi-même !

Vous arrive-t-il de vouloir trouver refuge chez Lui, là-haut en vous adressant à lui: « J’ai tant  prié, Tu n’as pas daigné me répondre ! »

C’est dangereux de cultiver la solitude ! Il faut aller vers son prochain ! C’est la solution !

Ecrivez-moi, nombreux : je suis tellement seul !!

  

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Samedi 17 mai 2008

JOUER AVEC LE FEU

 

 

J’ai travaillé dans des chantiers de forage petrolier au Sahara et  pendant les longs séjours de travail que nous étions tenus de faire, il fallait trouver de quoi s’occuper après des heures (jusqu’à douze !) d’un  travail rude  dans des conditions atmosphériques à la limite du supportable ! Sinon…

En ce qui me concerne, j'avais un petit bureau peinard, mais le problème était le même, je m'ennuyais peut-être plus que les autres

Parfois, la température peut atteindre facilement les cinquante, cinquante cinq degrés  et sans le secours bienfaisant des climatiseurs dans nos baraques de chantier, cela aurait été un cauchemar ! Nos séjours s’étalaient sur 42 jours au chantier pour  quinze jours de congé  à la maison, alors le meilleur moyen de tenir le coup, c’était de jouer pour oublier notre condition ! Bien sur il y avait beaucoup de nationalités différentes parmi les employés et chacun passait son congé  chez lui, les moyens de transport aériens étant garantis par la société qui nous employait !

Un beau jour, deux mécaniciens originaires de Roumanie ont décidé de se mettre en défi de braver les conditions de vie au chantier (dunes de sables à perte de vue, chaleur insupportable, vents violents parfois qui vous font manger ce sable quelque soient vos précautions, dangereux serpents, et surtout…scorpions au venin mortel à tous les coins de la base de vie !)

Ils se sont donc juré de passer leur congé non pas chez eux mais au chantier même, c'est-à-dire en doublant la possibilité de toucher les primes qui leur permettront de pouvoir acheter, une fois rentrés en Roumanie des véhicules Dacia !

Au matin du quatre vingt huitième jour, l’un des deux compères montait sur le dos d’une semi-remorque du chantier et se mettait à danser……nu             .... en faisant un tapage fou !!!

Quelques jours après il fut évacué, en hélico, du chantier par les responsables et fut admis à l’hôpital psychiatrique de la ville la plus proche !

Adieu long séjour et achat de Dacia !!!!

Son compère changea de chantier et je ne l’ai plus revu !

Il fallait, vous disais-je trouver absolument le moyen de se distraire pour ne pas compter les heures et les jours, c’était l’enfer !

Alors, quelqu’un, toujours dans cet élan de jouer et de s’amuser pour oublier sa condition « joua » avec celui qui partageait sa  chambre en lui soulevant les draps de son lit et en lui mettant à l’intérieur de son lit un…..scorpion vivant qu’il a pu piéger et ramasser !

Il attendit sagement le retour de son ami et se frottait les mains en devinant le quart d’heure fou qu’il aller passait ! Il allait bien rigoler, se disait-il !

Drôle de jeu !

L’infirmerie du chantier, comme par hasard ce jour-là manquait de vaccin anti-scorpionnique et un véhicule fut désigné pour aller rejoindre le chantier voisin dans la nuit même pour en ramener un . Le chantier voisin était distant de deux cent kilomètres et aucune route officielle n’existait ! Il était hors de question de demander l’hélicoptère car les formalités duraient tellement que le malheureux risquait de mourir avant l’arrivée du machin !  Il fallait un chauffeur émérite qui avait l’habitude des dunes pour ramener le fameux vaccin ! Le véhicule tout terrain neuf s’ébranla !

Au petit matin, le blessé suait et la fièvre n’arrêtait pas de lui faire dire n’importe quoi ! Il hallucinait ! Toujours pas de vaccin en vue !

Il fait jour et la lumière se fit  aveuglante………….. pour découvrir que les lèvres du malheureux prenaient peu à peu une couleur bleue qui allait vers le noir !   

Il ne bougeait plus et son corps se raidissait !

Le véhicule tout terrain ne revenait toujours pas et la radio du chef de chantier annonça que celui-ci était ensablé quelque part  dans les dunes !

L’hélicoptère arriva en fin d’après midi et le malheureux, mourrant, fut évacué vers l’hôpital !

Drôle de jeu !!!

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