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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 16:51



TOT CE MATIN, LA SAMBRE EST SOMBRE, EMBRUMEE, SILENCIEUSE  ET SA QUIETUDE N’EST DERANGEE QUE PAR LES PLONGEONS DES MARTINS-PECHEURS MATINAUX DANS LEUR PECHE AUDACIEUSE, GENES SEULEMENT  PAR LES BALADES VEULES DES COLS VERTS OISIFS ET PARESSEUX

LA BRUME LEVEE, LA SAMBRE REVIT. ELLE EST MIROITANTE, SCINTILLANTE, ECLAIREE PAR CE SOLEIL DU NORD DOUX ET GENEREUX. LE CIEL  EST ENFIN CLAIR ET SON  AZUR PROFOND LIBERE DESORMAIS OSE SE REPERCUTER SUR LES DOUX CLAPOTIS DES EAUX.

DES TETES BLONDES SONT  LA, AMASSEES SUR LES BERGES, AUX TERRASSES DES CAFES. TETES CURIEUSES, SYNONYMES D’ALTRUISME ET D’INTELLIGENCE,  DE MODESTIE ET D’AMOUR,  DE BEAUTE ET DE REGARDS EMPLIS DE PHILANTHROPIE.

LE « GAVROCHE », PENICHE DIRIGEE DE MAIN DE MAITRE PAR ROMAIN, 12 ANS, DECHIRE  ALORS L’EAU ET TRACE DES SILLONS SOUS L’ŒIL AVENTURIER DES PASSAGERS DE SA CROISIERE QUI ASPIRENT  A DECELER AU DETOUR D’UNE ECLUSE, QUELQUE SECRET CACHE.

JE REMERCIE LA CREATION DE  M’AVOIR PERMIS DE VIVRE CELA.

ABDELMADJID  ADOUR

ABBAYE  D’AULNE LE  6/AVRIL/2009


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adour abdelmadjid
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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 10:03
JE SUIS EN VOYAGE ET C'EST TOUT LE BIEN QUE JE

VOUS SOUHAITE A TOUTES ET A TOUS

                                                                                    
 A BIENTOT
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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 19:27


INFIDELITE

 

 

Darwin affirmait que « les femmes étaient naturellement réservées et monogames, les hommes avides et polygames »  Et de nos jours alors ?

L’affaiblissement des références morales et religieuses, la recherche égoïste  du bonheur individuel et  du plaisir immédiat  et d’autres facteurs encore sont de nos jours  l’explication à l’infidélité.
Selon certaines statistiques, « l’infidélité serait pareillement partagée chez les hommes et chez les femmes. Aux États-Unis, 70 % des femmes ayant plus de cinq ans de mariage déclarent avoir été infidèles au moins une fois. Les hommes sont au même niveau : 72 % »

Malgré cela, il faut reconnaître que les femmes sont plus résistantes à ce phénomène.

D’après une étude réalisée en Allemagne, « sur 60 personnes âgées de 56 à 59 ans mortes d’un arrêt cardiaque pendant leurs ébats, la moitié n’était pas en compagnie de leur légitime. Et parmi ces victimes de l’adultère, il n’y avait que quatre femmes ! »

 

Et on y va gaiement !

De nos jours il y a même des gens qui banalisent l’infidélité et qui donnent des conseils et des modes opératoires appropriés.

Un grand psychiatre et thérapeute familial enseigne : je cite
"Vous pouvez y aller mais avec discrétion pour ne pas faire souffrir l’autre. Cependant, lorsque  l’autre a des doutes, il est préférable de reconnaître les faits pour éviter une  dissimulation destructrice pour la personne trompée."

Alors les femmes et les hommes y trouvent leur compte pour retrouver toute la magie du cœur qui bat,
des rendez-vous improbables, de l’émerveillement des premières fois bref pour revivre ses vingt ans tout en sachant quand même que cela est injuste vis-à-vis de l’autre !

Le plus dur  et le plus pénible,  c’est la blessure de l’autre et  parfois le remords de l’infidèle.

 

 

Ces généralités décrites, revenons à mon histoire du jour

 

 DOULOUREUSE IMPOSTURE !

 

Ouali  a tout juste trente huit ans, il est très malade.

Que la vie parfois est cruelle ! Il a écopé d’une tumeur au cerveau et il sait que cela ne pardonne pas ! Courageux quand même, philosophe, il a confiance en la médecine actuelle ! Je guérirai ne cesse-t-il de se répéter ! Et de citer l’exemple de untel ou de tel autre parmi les chanceux qui ont pu s’en sortir. 

Sa femme, la belle Djouher, a cinq ans de moins que lui. Ils se sont mariés voilà bientôt quatre ans et n’ont pu avoir d’enfants. Ils ont su par la suite que cette infertilité incombe à la maladie de Ouali qui ne s’est pas rendu compte de son état à temps. Djouher est toute dévouée, prévenante et attentionnée envers son mari, surtout depuis le constat officiel de la maladie.

Cependant, coté relation sexuelles, entre les deux ce n’est pas vraiment le Pérou car depuis déjà leur nuit de noces, rien ne va ! Depuis leur mariage, Ouali semblait fuir un peu sa femme qui a de l’estime pour lui dans tous les domaines de leur vie commune sauf lorsqu’il s’agit de ce sujet là. Cet état de suspicion à peine dissimilée dura ainsi jusqu’au jour où la vérité éclata au grand jour : Ouali devenait de plus en plus impuissant et la maladie qui le rongeait aggravait davantage la situation !

Depuis, Djouher mit un frein à tous ses espoirs de voir un jour son mari reprendre le dessus et redevenir cet animal en rut qu’elle avait connu avant. Le problème entre eux deux, durant toute cette période et jusqu’à tout récemment,  c’est qu’ils ont fait l’erreur de ne jamais discuter de ce sujet franchement et de mettre un terme à leur divergence latente qu’ils ont escamoté volontairement, la maladie de Ouali prenant peu à peu le dessus.

Le monstre rongeait de plus en plus le pauvre corps de Ouali et l’un a près l’autre ses membres commencèrent à ne plus répondre. Il devient de plus en plus dépendant et bientôt c’est toute la machine qui s’arrêta net ! Les premiers temps, Djouher ne voulut pas croire qu’on en est arrivé là et lutta tant bien que mal pour que la loque sans énergie qu’était désormais devenu son mari soit au moins dans un état propre. Mais peu à peu la routine prit le dessus et à plusieurs reprises le malade fit dans son froc et resta ainsi des heures durant !

Ouali se rendait compte de tout ce qui se passait autour de lui malgré son état, il comprenait tout, voyait tout et était conscient de la situation mais ne pouvait plus prononcer mot pour dire sa souffrance, ses inquiétudes, ses désirs ! Ses yeux étaient désormais les seuls segments de la machine qu’il pouvait utiliser pour s’exprimer mais même Djouher ne comprenait rien ces mouvements circulaires et affolés des yeux de Ouali.

Bientôt, Ouali devenait de plus en plus lourd et Djouher ne pouvait plus le soulever toute seule pour lui nettoyer les parties intimes.

Alors elle fit naturellement appel au jeune frère de son mari pour l’aider dans sa tache. Le jeune frère (26 ans) faisant fi du tabou qui aurait pu se créer se dévoua lui aussi à la tache.

Cela peut bien paraître aberrant alors que d’autres solutions existent (cliniques spécialisées ou services d’accompagnement à domicile) mais voilà que les deux proches se mettent à nettoyer à qui mieux mieux les bijoux de famille de Ouali sans complexe aucun ! La complicité s’installa entre Djouher et le frère de son mari et cette entente la devint même un  moyen de détendre l’atmosphère puis une occasion de faire reculer la chagrin et la monotonie et enfin de permettre carrément de rire.

Cette harmonie entre le jeune homme et la femme, alla, sous les yeux même de Ouali à une connivence intime qui devint peu à peu de l’amour déclaré sans tenir compte de la souffrance de Ouali qui devina bien que sa femme cédait à la tentation.

-Trahison ! clamait-il à ceux qui ne l’entendaient point !

-Toi ma femme pour qui j’avais tant de respect et pour qui je souhaitais monts et merveilles !

-Toi mon frère que j’ai éduqué et pour qui je réservais les meilleures fantaisies et les meilleures gourmandises !  

Vous deux qui étiez dans mon cœur, vous perdez toute notion d’humanisme de morale, de sagesse, d’éthique et de raisonnement.

Vous pensez que je ne me rends compte de rien ? Non je vois vos simagrées et vos gestes furtifs puis vos intentions déclarées, attendez au moins que je meurs !

Oui, je vais mourir mais pas de cancer mais de vous deux !

Peut-être aurez-vous à rendre compte quelque part et peut-être aurez vous à subir à votre tour les affres de mon impuissance à vous démasquer !

…………

Quelques mois après l’enterrement de son mari, Djouher, n’arrive toujours pas à faire son deuil et à essuyer ses larmes !!!   


ADOUR ABDELMADJID 

 

 

 

 

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adour abdelmadjid
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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 14:35

Je remercie tous mes amis lecteurs interéssés par mes articles sur ce blog qui se manifestent en les commentant et je remercie aussi ceux qui viennent sans laisser de commentaires et je les invite pourtant expressémernt à le faire  !
Je remercie tout particulièrement CATH qui  m'a envoyé le plus beau des commentaires et le moyen le plus sur de m'encourager à continuer à publier des articles c'est :

UNE RECOMPENSE POUR MON BLOG
"L'Oreille de Van Gogh" est decernée aux blogs qui créent la difference sur la blogosphère

 

 




Son créateur a déclaré :
"Nous sommes tous des artistes à notre manière, que ce soit dans l'art, la photographie, l'écriture, la philosophie, la comédie, le blogging, et nous devenons tous un peu fous parfois. Mais, si d'aventure vous devenez dément au point de vous couper l'oreille et d'en faire don à une prostituée, appelez à l'aide. N'oubliez jamais que vous êtes unique"

Encore une fois merci Cath

 

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23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 15:38

 

Si Omar……… un  escroc ?

En général il s’habille bien et essaie de fréquenter les endroits où l’argent est largement disponible, endroits, bien sûr, les plus favorables à son business.

Son arme favorite : l’utilisation de la religion pour parvenir à ses fins. Par exemple dans ses accoutrements de tous les jours, il s’habille de préférence en blanc, couleur des anges, aime-t-il à dire, il  arbore bien en vue un siwak (bâtonnet destiné à se curer les dents), retrousse toujours les manches de son pantalon et tient un discours résolument prêcheur, moralisateur et ne rate jamais la  grande prière du vendredi en faisant bien attention à faire remarquer sa présence par tous.

Son meilleur ami Slimane et collègue de travail a acheté ces derniers temps une dinde vivante, bien en chair et  a pensé tout bêtement qu’en l’engraissant encore plus il aura à un moment donné un bon repas pour toute sa famille.


Mal lui en prit : il n’a pas su tenir compte de l’avis de sa femme Aouicha.

En effet, à l’arrivée à la maison de Slimane avec le volatile encombrant et malvenu, Aouicha eut une réaction intempestive :

-Où veux-tu bien mettre cette dinde dans un appartement aussi exigu que le notre ! Tu sais que je suis obligée de débarrasser la cuisine le soir venu pour que tes enfants trouvent où dormir et tu me rajoutes une dinde à entretenir et à loger!

Slimane tout penaud, confus, rétorqua

-Au moment de l’acheter j’ai pensé à  la mettre au balcon……

Ainsi fut fait, la dinde intruse fut mise dans le petit balcon de l’appartement mais devant les glapissements et les glouglous répétitifs de la bête, le voisin immédiat vint dire deux mots à Slimane qui obtempéra sans discuter devant le courroux de son voisin. Aouicha se tint prête à défendre son mari et la femme du voisin voyant que ça allait tourner au vinaigre se prépara elle aussi au pire. L’altercation verbale des deux femmes faillit dégénérer sans le profil bas de Slimane. Finalement tout rentra dans l’ordre. Furieuse quand même, Aouicha jura de ne plus prêter à sa voisine ne serait-ce qu’une pincée de sel car l’autre a bel et bien cette habitude de venir chez elle à chaque fois que lui manque du poivre noir, du sel, du gingembre ou de l’huile pour sa cuisine !

-Elle a intérêt à ne pas venir avec son bol pour le remplir de lentilles ou de pois chiches !! Clama Aouicha à qui voulait l’entendre.

Slimane malheureux exposa sa peine à son ami Si Omar qui lui régla de suite le problème :

-Tu sais que moi Je n’habite pas comme toi, dans une boite suffocante d’appartement au nième étage mais une villa avec un grand jardin et même une basse cour bien remplie….  Emmène moi la dinde et je te la garderai jusqu’au jour où tu voudras la reprendre, seulement il te faudra me payer non pas un loyer, bien sûr, mais juste de quoi acheter de la subsistance à ta dinde.

 

Le lendemain de la venue de la nouvelle dinde, Si Omar, chez lui, interpella sa femme :

-Dis donc, le tournebroche de ta cuisinière, il marche bien ? Si c’est le cas j’aimerai bien manger de la dinde rôtie…

-Je sais que tu affectionnes de consommer de suite tout ce que tu achètes, alors oui, le tournebroche est en très bon état.

 

Quelques semaines passèrent et vint le moment où justement Slimane voulait célébrer un événement de sa famille et il a pensé à « sa » dinde pour faire un bon repas de fête à l’occasion.

Il alla chez son ami reprendre la fameuse dinde qu’il lui a confiée et trouva un Si Omar aussi contrit, affligé que « révolté »contre le destin. Presque en pleurs il signifia à Slimane :

-C’est le mektoub, cher ami, je regrette mais cette pauvre dinde s’est fait tuer par un chien errant qui passait par là… Je ne sais vraiment pas quoi penser….


…………………………………………………

 


Rezki, c’est le poissonnier du coin et c’est l’ami de Si Omar qu’il respecte tellement depuis que ce dernier lui a refilé un tuyau en or dans le cadre de son travail !

Si Omar a en effet conseillé Rezki sur la manière de mieux vendre ses poissons et depuis ce jour là et à chaque passage de Si Omar devant sa boutique au marché couvert, Rezki, reconnaissant, n’oublie jamais de lui faire cadeau d’une pièce.

Le conseil de Si Omar à son ami le poissonnier :

Etant donné que le prix des gros poissons tels que mérou, chien de mer, raie,  est toujours élevé et que le prix des sardines par exemple est toujours bas. La combine selon Si Omar c’est de faire ingurgiter autant que possible de petites sardines dans le ventre des gros poissons. Ces derniers pèseront bien plus et Rezki aura ainsi vendu des sardines au prix des mérous (dix fois le prix) !!!!!

D’un autre coté, toujours sur conseils « judicieux » de Si Omar, Rezki s’est aussi engouffré dans le créneau des ventes de poissons congelés et pour ça la filière est tout aussi juteuse : il achète des produits surgelés et les gonfle à l’aide d’eau qu’il recongèle pour que le poids donc la recette soient multipliés. Par exemple il achète des seiches ou sépias ou des  tubes de calamar vides surgelés qu’il décongèle et qu’il remplit d’eau avant de remettre à congeler et le tour est joué : le poids double carrément à la revente.

C’est ainsi que Si Omar fait des heureux dans son entourage.

…………………………………………..



Tout récemment, Si Omar reçoit une convocation et doit se présenter au tribunal pour  la dernière de ses œuvres : vente illicite de propriété appartenant à l’état.

Histoire de cette vente :

-C’est en hiver que se traitent au mieux les affaires d’achat de terrain, parce que passé ces périodes froides les prix s’envolent. Explique Si Omar  à son invité du jour Si Abdelaziz.

Son interlocuteur, chauffeur émigré à Grinouv (Grenoble) de son état est venu au bled pour passer quelques jours de « facances ». Il acquiesça, convaincu de la  justesse du discours de Si Omar, fin connaisseur des transactions immobilières. Si Abdelaziz est plein aux as car il vient d’échanger ses euros pour 12 contre un alors il se sent en droit de se payer des lubies !

-En faite cela fait un bon moment que je cherche à acheter un terrain près de la mer où je puisse bâtir une petite maison et y faire venir mes enfants en période estivale.

Si Omar flaira tout de suite l’affaire : il avait trouvé le potentiel oiseau à plumer ! Il s’empressa de préciser :

-Justement, il me reste bien un lot de terrain à très bas prix, du coté des plages et si tu es intéressé, fixons un rendez vous pour que tu viennes te rendre compte sur place !

Le lendemain, après moult élucubrations, Si Omar, décamètre en mains, se fit un devoir de délimiter bien clairement le lot de terrain « vendu » à son invité. Le témoin n’était ni plus ni moins que le poissonnier Rezki qui joua le jeu à la perfection.

Les papiers ?

Aucun problème, tout est là : permis de lotir, actes de propriété etc.…

Aller chez le notaire pour faire un acte ?

Bien sûr ! Si Omar se charge de tout et son acheteur n’avait qu’à payer tout ou partie de la somme convenue et à revenir dans une semaine récupérer ses papiers en bonne et due forme.

 

C’est de la confiance que nait la crainte d’être arnaqué !

 

Adour Abdelmadjid

 

 


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adour abdelmadjid
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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 16:06




UN VENDREDI 13 A REGGANE

Reggane(Algerie)fut le lieu des premiers essais des bombes atomiques françaises à partir du 13 février 1960
Le premier des 4 essais ayant eu lieu atteignit 70kt soit 4 fois la bombe d’Hiroshima !
Un peu plus au sud, à In Ecker, 13 tirs souterrains furent effectués. Les essais se terminèrent en 1966.




Et les séquelles en 2009 alors ?

Depuis des années, des milliers de vétérans français réclament que leurs maladies, des cancers surtout, qu’ils attribuent à l’irradiation, soient reconnues et indemnisées par l’État Français, mais qu’en est-il de la population civile algérienne touchée par ces irradiations à Reggane même et alentours ?
Fausses couches, malformations, cancers et autres maladies rares sont constatées dans la région d’Adrar et Reggane.
Ce monstre, l’irradiation, fait le même travail que le sida dans le corps humain en en tuant irrémédiablement les défenses immunologiques

Un contentieux (un autre) en ce sens est toujours en suspens entre l'Algérie et la France.

Finalement, cette aventure du nucléaire est désastreuse, pour les deux cotés de la méditerranée alors qu’il faut s’attendre à l’avenir à des problèmes encore bien plus graves qui seront engendrés par les déchets nucléaires des centrales de production électrique et autres engins militaires.




Inéluctable : les énergies renouvelables propres sauveront peut être le monde !
Mais est-ce l’avis des pro-EPR ?



ADOUR ABDELMADJID
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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 19:53


On m’a dit :
-Il ne faut pas piétiner sur son propre burnous !
J’ai répondu :
-Certes, recommandation sensée ! Mais ne doit-on pas faire son mea-culpa avant de se voir corrigé par d’autres ?

Juillet 1962 à Bejouira, une petite ville de l’intérieur.

Le départ des français d’Algérie était largement engagé et le flot des déménageurs vers les villes côtières s’amplifiait.
Les bateaux à destination de la métropole se succédaient dans une fébrilité qui frôlait la crise, les billets d’accès étaient bien chers et les dessous de table pour les meilleures places étaient de mise.
Pleurs, émotion, interrogations sur un avenir incertain sont des sentiments qui occupaient amplement les quais !

Sentiments d’injustice pour les partants de délaisser ainsi leur vie et celle de leurs aïeux nés là mais justice reconquise pour les autres qui vont désormais reprendre leurs droits !

Longue tragédie, drame incommensurable.

Moh était le voisin de Mme veuve Rillette, femme de colon qui vivait seule dans la cité européenne de Bejouira mais qui habitait le dernier bâtiment de la cité tout près de la limite avec le quartier indigène et comme Moh possédait la mansarde la plus limitrophe des bâtiments, il se trouvait donc en position de voisin le plus proche de Mme Rillette !

Moh avait un respect sans faille pour sa voisine qui vivait bien seule alors que lui devait faire vivre une famille nombreuse. Moh ne ratait jamais l’occasion de rendre service à la dame et ces rapports de bon voisinage ont contribué largement à l’estime réciproque qu’éprouvaient les deux voisins, l’un envers l’autre.
Paradoxalement pour d'aucuns, ils s’épaulèrent même pendant les moments les plus chauds de la guerre ou encore pendant la folle et sanglante période qui suivit le 19 mars !

Mme Rillette malgré son incompréhension et son rejet de toute cette violence s’était résolue à partir comme tous les autres européens : elle devait tout laisser là et aller refaire sa vie en métropole.
Elle vendit son logement et tous les meubles et autres babioles qui pouvaient lui rapporter quelques sous ainsi que ses bijoux mais n’accepta pas de se séparer d’un objet fétiche qui avait tant de valeur pour elle :
Son matelas personnel !
Elle était disposée à se séparer de tout mais partir et laisser là ce matelas, était pour elle la pire des pénitences !

Elle se mettait à pleurer à chaudes larmes rien qu’en pensant à cette éventualité-là.
Pourtant, elle réfléchit longtemps et trouva la parade : elle donnerait son matelas à son dévoué voisin, Moh, qui allait, se rassurait-elle, en prendre largement soin.
Ainsi fut fait mais au lieu de céder son matelas fétiche à Moh, Mme Rillette le lui vendit pour une somme symbolique.
Moh trouva quand même le moyen de refuser car lui dira-t-il : il n’avait pas sur lui la somme exigée.
Mme Rillette accepta de recevoir son dû postérieurement et Moh promit en jurant par tous les saints d’envoyer la somme due par le biais de son cousin Ouali qui habitait Grinouv’ (Grenoble) au plus tard dans les trois mois qui suivent. ……….

De 1962 à 2007, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts !

Pourtant point de paiement ne fut envoyé par Moh à Mme Rillette ! Moh a toujours trouvé une raison ou une autre pour ne pas honorer sa promesse et par la suite il a du se dire que cette Mme Rillette doit être morte et enterrée quelque part dans l’hexagone.
Alors, à quoi bon !

Pourtant…..

Juillet 2007

Par une belle journée chaude, un car pullman de touristes arrivait sur la grande place de Bejouira. Tous les présents ont remarqué la venue du bus flamboyant qui se garait devant un café en plein centre de la ville.

Ce sont des nostalgiques, expliquait-on, des français, anciens natifs de la région qui sont revenus visiter leur pays de cœur et leur lieu de naissance, faire un pelerinage et revoir le cimetière ou sont enterrés les leurs etc.… …………

La première dame à descendre du bus fut …..Mme Rillette et le plus proche des badauds, curieux de voir ces nouvelles têtes fut ……Moh !

La vieille Mme Rillette reconnut tout de suite son ancien voisin et lui assena :

-Moh…….. Et l’argent que tu me devais pour mon matelas ?
……………….

Si la terre pouvait s’ouvrir là sous ses pieds, Moh se serait fait tout de suite engloutir….. !



ADOUR ABDELMADJID
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15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 17:58

ESCROQUERIE   RATEE

 

Un paysan petit fermier de son état spécialisé en cultures maraichères, sentit le besoin de changer de méthode de travail. Il devait moderniser son affaire s’il voulait arriver à  mieux produire et arriver à rivaliser avec ses voisins et concurrents !

Il se devait d’acheter un mini tracteur pour faire tous les travaux agraires bien pénibles physiquement pour sa personne et il devait surtout creuser un puits dans une de ses parcelles pour avoir de l’eau en abondance. De la sorte réfléchit-il ; même si au départ il devait débourser des sous, il allait surement rentrer dans ses frais et faire à nouveau des bénéfices grâce à l’extension de son activité.

Il privilégia parmi ces deux projets, celui de creuser un puits. Cependant, comme il ne pouvait pas se payer un vrai forage au camion sondeur qui revient trop cher, il choisit de creuser son puits à la traditionnelle. Le travail consiste à creuser à la pelle et à la pioche, faire sortir la terre ainsi enlevée et avancer mètre après mètre jusqu’à trouver l’eau.

Il entendit parler d’une petite entreprise qui en réalité n’est que l’association de trois ou quatre manœuvres qui a force de creuser des puits par ci par là chez les fellahs sont arrivés à en faire leur spécialité.

En une rencontre brève et circoncise le projet de notre paysan fut attribué à cette soi-disant entreprise avec toutes les garanties possibles accordées au fermier.

Parmi ces garanties : l’entreprise devait trouver de l’eau à 12 mètres de profondeur selon ses propres mesures et estimations, la circonférence de l’œuvre fut fixée à deux mètres cinquante centimètres. Le prix fut débattu et accepté par les deux parties. Le paiement se fera dès la constatation de la présence effective de l’eau dans le puits.

Et l’entreprise se mit aussitôt à l’ouvrage.

Quelques semaines s’écoulèrent et les douze mètres de profondeur furent creusés, le mur construit et ne restait plus que…….l’eau qui a, en fait, cruellement raté le rendez-vous !

Qu’à cela ne tienne dit l’un des membres de l’ « entreprise », nous n’avons qu’à la ramener, cette eau, et l’injecter, voilà tout !

Ainsi fut fait : une grande citerne fut louée par « l’entreprise » et fut vidée de nuit à deux ou trois reprises dans le nouveau puits qui dès lors paraissait bien rempli!

Le lendemain, une petite cérémonie fut organisée et le puits « clés en mains » fut réceptionné par notre fermier tout content d’avoir eu affaire à une entreprise qui a tenu ses promesses : le puits était bel et bien là : creusé, mur circulaire construit et surtout à moitié plein d’eau, ce don de la nature !

 

L’entreprise, une fois l’argent encaissé, se disloqua rapidement et chacun de ses membres s’en alla vers des horizons meilleurs, sachant que tôt ou tard  le pot aux roses allait être découvert lorsque, inévitablement, l’eau qu’ils ont injectée dans le puits sera puisée entièrement ou se sera tout simplement  évaporée.

 

Des années passèrent le chef de la bande de l’entreprise fut tenu pour un quelconque motif de revenir vers le lieu du fameux puits et rencontra fortuitement et avec fort appréhensions le propriétaire fermier !

Etonné par la réaction de bienvenue de ce dernier il alla constater de visu que le puits était toujours en service et toujours à moitié plein.

Il s’enquit  auprès du fermier qui lui répondit que son puits a toujours été bien utilisé et que l’eau en est prolifique.

Il ne savait pas que par un effet de vases communicants, l’eau de la citerne qu’il avait lui-même injectée dans le puits à capté l’eau de la nappe phréatique pour désormais alimenter d’en bas, le puits en permanence.

Morale de l’histoire : un escroc peut être aidé dans ses basses œuvres par la nature elle même. 

 

ADOUR ABDELMADJID

   

 

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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 17:28



Escroqueries ordinaires bien de chez moi.


(En réalité, dites vous bien qu’ici, chez moi,  il n’y a jamais d’escroqueries, jamais de mensonges, jamais de duperies, jamais de fraudes ni d’impostures, jamais d’injustice ni d’abus de pouvoir, jamais de facéties ni d’esbroufe, jamais de mystifications.

Chez moi, il n’y a que des anges! Puisque je vous le dis…. N’allez pas encore croire que je mens ! Tout de même !

BASSIN DE RETENTION D’EAU

Les responsables de l’agriculture de la région ont reçu dans le cadre de leur budget de l’année, assez d’argent d’en haut pour enfin se résoudre (vous vous rendez compte!) à aider les paysans en leur fournissant plus de moyens à même de produire plus !

Après réunions et réunions qui ont failli presque engloutir, en méchouis, boissons et mets raffinées  pour les cadres décideurs, ces fonds qui étaient destinées aux aides aux paysans, une commission fut officiellement désignée pour statuer sur la nature de l’aide à accorder aux méritants.

Cette commission devait donc définir la nature de l’aide et dresser la liste des fellahs à qui serait destinée cette aide.

Ainsi fut fait et au bout de quelques mois de « travail » méticuleux et « acharné », d’enquêtes poussées, de visites sur le terrain, de réunions avec la populations pour montrer que le pouvoir en place, affable envers ses administrés, s’occupe de leur bien être,  il fut décidé par la Commission ad hoc de permettre aux gens mentionnés sur une liste établie par ses soins de bénéficier d’une somme d’argent  pour la construction d’un  bassin de rétention d’eau pour l’irrigation des cultures maraichères ainsi que de la dotation de la tuyauterie adéquate. Selon la propagande, cette fois-ci ce sont les maraichers qui ouvrent droit au bénéfice de cette aide mais une autre fois ce sera au tour d’une autre catégorie d’agriculteurs

L’état, par le biais de ses responsables de l’agriculture, financera ainsi la construction d’un bassin de rétention d’eau qui va permettre de renforcer le système d’irrigation de chaque maraicher !

Ainsi que chaque maraicher porté sur la liste entame les travaux et au vu de la réalisation d’au moins la plate-forme en béton, la Commission octroiera la somme de l’aide promise.

Comme la majorité des agriculteurs voudraient bien recevoir l’argent sans vraiment s’amuser à construire un bassin en béton inutile ils se sont réunis et ont décidé de construire un seul modèle de bassin sur essieu,  qu’ils vont déposer tour à tour dans les propriétés !

De la sorte, au suivant de la liste préetablie des visites de la Commission, de nuit les paysans(naifs?) transportent à l’aide d’un tracteur le fameux prototype en béton, l’installent dans un coin de la propriété et le  montrent le lendemain aux membres de la commission !

Plus de soixante rapports de constatation sur la foi et l’honneur des membres de la commission ont été dressés et plus de soixante octrois d’aide ont été ainsi accordés en argent sonnant et trébuchant sans qu’aucun bassin ne soit vraiment réalisé !

Demain : une autre!

ADOUR ABDELMADJID


  

 

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adour abdelmadjid
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1 janvier 2009 4 01 /01 /janvier /2009 20:56
Samir..... vingt trois ans.
Il a eu son bac après deux ou trois tentatives c'est-à-dire après avoir perdu deux ou trois années de sa vie scolaire. Cependant, il a bien eu son bac et il a été, de la sorte, admis à l’université.
Pour refaire un peu son retard, il s’est inscrit à la préparation de deux licences en même temps sachant bien que le rythme des études allait être infernal ! Au premier janvier de l’an 2009 Samir se trouve chez lui pour des vacances de fin d’année méritées.
Quoi de plus banal ?
Mais ………
Lorsqu’il était au lycée et qu’il avait pris tant de retard dans ses études, ses parents ont décelé chez lui un comportement parfois étrange et inquiétant : il aimait se tenir à l’écart des gens et faisait tout pour ne pas avoir d’amis parmi les lycéens.
A la nuit tombée il aimait se retirer dans sa chambre, en solitaire. C’est sa maman, en l’espionnant un peu, qui découvrit qu’il aimait ainsi être seul pour pouvoir donner libre cours à son pêché mignon : il parlait en gesticulant, en formulant des questions et en y répondant de lui-même à haute voix.
Parfois il se dressait sur son lit, agressif, comme défier quelque spectre menaçant en face de lui, parfois il ricanait copieusement ou alors il pleurait, pleurait ...
La maman affolée, parla au papa tout de suite après son constat inquiétant. Le père, affairiste, n’y crut pas un mot. La preuve, dit-il à sa femme, le lendemain matin alors que Samir se préparait à aller comme d’habitude au lycée, la preuve, regarde-le comme il est souriant : la vie lui plait bien et il paraît si innocent, si déterminé et si calme.
Oui mais justement……..il paraît rétorqua la maman.

A cette époque-là la maman de Samir décida donc de réagir toute seule : son fils allait devenir fou à lier si elle ne faisait rien.
Au lieu de voir un psychiatre, elle alla rendre visite à sa voisine, Tarat, medium visionnaire et guérisseuse réputée.

Cette dernière après observation d’un tee-shirt du gosse, ramené par sa maman, rendit son verdict : Samir est sous l’effet d’une surcharge vibratoire négative.
En clair, il est possédé par les djinns ou les démons, les mauvais esprits, il fallait une consultation plus poussée pour intervenir directement sur le « malade »
La maman de Samir accepta de ramener son fils quitte à le faire venir avec l’aide de son grand frère, à qui il ne refuse jamais rien.
La cérémonie de guérison put alors commencer en présence de tous et le résultat ne tarda pas à paraître.
Samir, sous l’effet des incantations et de l’activité obscure de Tarat prit subitement la voix rauque d’un vieux, prononça :
-Je ne suis pas Samir, je ne suis plus Samir : je suis l’envoyé de feu sa grand-mère maternelle Yacout et je viens le ramener à elle !
Sa grand-mère le demande à ses cotés avec insistance et tôt ou tard il ira la rejoindre !
Il n’est plus des vôtres désormais ! ………
Schizophrénie !

La maman de Samir était convaincue que son fils était « habité » par un mauvais esprit qui s’est donc clairement manifesté au travers du corps et de la voix de son pauvre fils.
Elle supplia Tarat de le guérir quelque soit ce que cela allait lui couter !
Tarat, après plusieurs spiritismes et fantasmagories incompréhensibles, prit un canif aiguisé et se mit l’enfoncer dans chaque bout de doigt, entre l’ongle et la peau pour dit-elle « faire sortir le démon » du corps de Samir, car « c’est là sous les ongles que ces indésirables visiteurs de démons se planquent. » affirma Tarat.

L’intervention de Tarat eut un effet bénéfique incroyable selon la maman.
Les résultats de Samir au lycée devinrent encourageants et son comportement s’améliora progressivement jusqu’à redevenir normal aux yeux de sa maman. Elle en était si satisfaite d'autant que c’est pour la troisième année consécutive que son fils allait bientôt subir les épreuves du bac !
Cette année-là, il eut son bac et maman jubila !

Vous pouvez, dès lors, parler à cette femme d’esprits, de croyances ridicules, d’obscurantisme, de pratiques occultes, elle vous dira : mon fils est guéri et c’est là l’essentiel !

Deux après, nous sommes le premier janvier 2009.
Samir est allé assez tôt ce matin voir des copains et il a prit un café dans le bistrot du coin. Chez elle, Maman vaquait à ses taches ménagères quotidiennes et a terminé de préparer le déjeuner. Son fils tardait à venir s’attabler et en attendant, elle se rendit à la cave de sa maison pour y chercher quelque chose.

Elle y trouva………..Samir mort, au bout d’une corde, pendu.

Journal du 2 janvier : un jeune de 23 ans, étudiant de son état, de famille aisée, apparemment sans problèmes, s’est suicidé :  inexplicable !


ADOUR ABDELMADJID
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