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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 19:33

POEME NULLARD

J’ai remercié Dieu d’avoir crée le monde !
Moi, particule infime
Dans les rouages bien huilés de
la Création
Et de m’y avoir investi
De l’agrément
De jouir
De partager
Tes  profondes émotions

Si, toi, tu reniais
D’épandre ta passion
Ton onirique vision
D’une dyade de principes
A quoi me servira-t-il, alors d’exister
Et d’endurer
Le naufrage de mon cœur
Dans ton océan soudain tari,
En t’égarant ?


ADOUR ABDELMADJID

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Adour Abdelmadjid
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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 17:47

« FACANCES »  ET DECOUVERTES

Ahmed est émigré en titre avec carte de résidence en règle et habite avec toute sa famille du coté d’Alençon. Enfin est arrivé ce mois de juillet tant attendu pour rentrer au bled et profiter de « facances » bien méritées. Avec 200euros, ce qui lui fait après change un pécule de 28000.00 dinars en arrivant au bled il vivra pendant un mois une vie de pacha.

D’ailleurs, avant de partir, il a recommandé à ses enfants de ne s’habiller que du strict minimum car ceux-ci auront tout le loisir de s’habiller pas cher là-bas ! Il a aussi prévu d’acheter quatre pneus pour sa voiture en revenant car là-bas c’est moitié moins cher en fonction du taux de change. Avant de partir, prévenant, il a même fait installer (illicite ?) sur sa voiture, un deuxième réservoir de gasoil pour le remplir au retour ce qui lui fera une économie de quelques deux ou trois mois de carburant (à Alençon il n’utilise sa voiture que pendant le week-end et encore.)  

Et voilà Ahmed et sa petite famille en route pour Marseille d’où ils embarquèrent sur un ferry directement pour Bejaia.



Le lendemain, après s’être reposé d’une traversée pour le moins impeccable, les conditions du voyage étant idéales et voilà Ahmed parti à la découverte de la ville.

 

C’est une boutique de vente de portables dans une grande rue commerçante.  Elle est bien achalandée, bien entretenue, propre et le patron, un jeune homme bien débrouillard est très apte à mener à bien sa petite affaire

Il se procure la grande majorité de ses produits par le biais du marché informel ou parallèle et présente ses produits illicites ou de contrefaçon en vitrine sans se soucier d’un quelconque contrôle

D’ailleurs il a un frère qui justement travaille au service des contrôles et est donc protégé contre toute mauvaise surprise. Coté impôts, c’est pareil il a un autre frère qui sait le couvrir et il a beau faire des chiffres d’affaires immense pour sa petite boutique il est toujours classé au tout dernier rang des contribuables. Son père lui est le plus heureux des hommes il a eu en tout douze enfants entre filles et garçons et chacun d’eux a été « placé » et travaille maintenant dans un service administratif ou un autre. Ce qui fait que notre jeune patron est comblé : il veut un papier à la Mairie, il n’a qu’à demander à une de ses sœurs qui y travaille, il peut tuer des gens dans la rue, sa sœur qui travaille au tribunal veille à l’innocenter, il veut des timbres à la poste, qu’à cela ne tienne il n’a qu’à donner un coup de fil à son frère des P et T. Quelqu’un est dans le corps de la Police et quelqu’un d’autre est  au niveau de la Douane.  Ainsi C’est comme cela la vie par ici : quand on est protégé des risques courants liés aux aléas de la vie on peut bien vivre et on peut bien percer ! Ne soyez donc pas étonné si dans un an, notre jeune patron devienne importateur dans son domaine.

Ahmed devait acheter un téléphone portable et, tenté par le prix attrayant par rapport  aux prix en cours à Alençon,  il entre dans la boutique et trouve assise sur une chaise une belle demoiselle bronzée, short clair et débardeur assorti lunettes de soleil posées sur le haut du front et souriante.  

Belle à croquer ! Ce  genre de femmes embellit la vie et la ville, pensa-t-il, de quoi se croire toujours à Alençon.




Il est accueilli par un gentil vendeur et commença alors la valse des discussions sur la qualité de tel modèle, le prix d’un tel autre, le choix étant bien large.

La porte, barrière efficace entre la douceur de la climatisation interne à la salle et la canicule du dehors, s’entrouvrit et un jeune homme portant une barbe fournie s’invita. Il porte entre ses mains un gros casque de moto.

L’homme, jeune et de forte carrure, sportif, paraissait plutôt singulier et distinctif de par son apparence vestimentaire ostentatoire qui indiquait manifestement et explicitement son appartenance à la mouvance islamiste : barbe imposante, pantalon court, djellaba blanche,

Ahmed se retourne, curieux, et constate le manège : le jeune barbu se tint bien en  face de la fille qu’il a trouvée assise là et la regarda droit dans les yeux, oubliant presque le pourquoi de son entrée dans la boutique.

La fille, sous la pression, se fit toute petite et se ratatina sur sa chaise elle devenait gênée à vue d’œil. Elle fut confuse et embarrassée et savait que voulait dire le regard de travers, insistant et perçant, ironique, hargneux et irascible de son désormais ennemi déclaré qui pense:

« -Cette fille est une mécréante, elle n’a pas de voile alors que jusqu’en Europe et même dans les pays scandinaves la burka est en vogue, portée par des femmes ainsi enveloppées de la tête aux pieds et portant des lunettes solaires pour respecter la « Chariaa » et affirmer une identité propre.

-En plus elle présente ainsi ses charmes à qui veut bien savourer du regard, elle est bien bronzée ce qui veut dire qu’elle va souvent à la plage et elle ose se mouvoir bien à l’aise dans ce monde masculin de la boutique. »

 

Ahmed se sentit, lui aussi, très gêné.

La fille se leva  doucement de sa chaise et sortit en baissant les yeux, vaincue !

Ce face à face entre deux cultures et deux manières d’être  et de voir le monde  est tout simplement terrible, c’est un combat à mort car si l’un des deux systèmes admet de vivre avec l’autre, le dernier justement refuse toute idée de se côtoyer en paix.

Ahmed aura constaté de visu le malheur que vit toute la Kabylie : Intolérance, fanatisme, extrémisme, questionnements…

 

 

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Adour Abdelmadjid
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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 17:08



Richesse et partage : constat  amère !

C’est le grand désert ! Inhumain ! Pire que le désert brûlant de sable ou tout aussi brûlant de glace. C’est le désert dans la communication.

Que de froid dans l’atmosphère et dans les cœurs !

Question communication ? Zéro ! Et c’est pas bon tout ça !

Vos relations se résument en le cercle le plus restreint de la famille, tout le reste est à maudire, à éviter, à  abhorrer….tout le reste est ennemi, infréquentable, dangereux même !

Depuis les grandes dernières guerres les liens entres gens proches, entre parents, entre voisins se dévoient de plus en plus, s’altèrent et se réduisent à peau de chagrin parce que la nécessité  et le besoin de solidarité et d’entraide engendrés par les conditions atroces de ces guerres n’existent plus! Personne, apparemment, n’a besoin de l’autre (ce qui, en réalité, est faux !) et chacun fuit carrément et ouvertement son prochain !          

Vous êtes tous ici effrontément richissimes même si vous aimez rabâcher ces mots qui vous servent de bouclier à vos richesses: la crise !

Il n’y a qu’à voir ces belles voitures qui défilent à grande vitesse d’un air de dire que les gens n’ont pas le temps à perdre en roulant doucement !

Il n’y a qu’à voir ces belles bâtisses  possédant toutes, immanquablement, de belles  façades étincelantes mais qui avec le temps, deviennent grisâtres comme le veulent ces pluies abondantes et cette humidité persistante qui font pousser des lichens sur toute surface accessible. Abondance, richesse,  exubérance ! Provocation  intentionnelle, délibérée ?

Vos enfants sont roses et joufflus, ils sont certes beaux à l’origine mais leur beauté et leur fraicheur d’enfants est altérée par leur obésité (tout ce qu’ils ont récolté de votre richesse) !

Vos femmes, élancées mais en majorité rondes sont dénaturées par leur désir inassouvi d’être des  femmes libérées qui veulent toujours plus d’égoïsme et de  profit personnel au point de devenir amorales, au point d’avilir et de détériorer par leur sexualité aveugle toute notion de respect et de famille !

Votre richesse, votre besoin de devenir encore plus riche, finalement ne vous mène point au bonheur tant espéré. Votre richesse vous amène à renforcer la sécurité des murs et des portes de vos maisons par des moyens de plus en plus sophistiqués, à posséder à qui mieux mieux les plus méchants et les plus antipathiques chiens de garde aux museaux féroces qui restent pour vous pourtant d’adorables toutous, jusqu’au jour où ils s’attaquent effrontément et sauvagement à leurs propres maitres ou à quelque enfant du quartier.

Votre richesse, c’est comme le nectar ou le pollen sucré qui attire les abeilles pour butiner à la différence près qu’il ne s’agit pas d’abeilles en ce qui vous concerne mais de la plus infâme catégorie de l’humanité : les brigands sans foi ni loi, les cambrioleurs, les mafiosos, ces êtres inhumains poussés par on ne sait quelle famine qui vous mettent le couteau sur la gorge et sont prêts à commette le pire si vous ne cédez pas. Et  votre aveuglement vous pousse à ne pas reconnaître le bon grain de l’ivraie et à tirer sur tout ce qui bouge, sur tout ce qui est différent physiquement de vous-même.

Parce que votre richesse effrontée et insolente fait des envieux et les attire !

Parce que votre richesse vous la voulez entièrement pour vous seuls

Parce que vous n’avez pas, ou plus, ce don sublime de pouvoir accepter de partager ! Certes de temps en autre lorsqu’il s’agit d’opérations médiatisées vous contribuez par un minime petit chèque  qui vous donne bonne conscience jusqu’au prochain téléthon annuel.

Oui, c’est sûr, vous ne pouvez pas supporter toute la misère du monde mais ayez de la peine pour ceux qui sont là juste devant vos portes et au lieu de votre criminelle indifférence, de votre blessante insensibilité et au lieu de mettre devant leur nez la plaque « chien méchant » acceptez de les recevoir un instant et aidez-les !

Vous étiez plus beaux quand vous étiez bons ! Vous semblez oublier que vous êtes les descendants de gens guerriers  certes mais philanthropiques, altruistes, humains et charitables.

Vous serez plus beaux si vous vous rappelez de cela.

Sans rancune.


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Adour Abdelmadjid
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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 14:20
Cela fait un bon moment,  je ne vous ai pas parlé de mon jardin
Alors, quelques photos.....
Mon activité dans mon jardin en juillet se resume à irriguer mes arbres fruitiers
et tout d'abord je vous presente mon poirier .....prolifique cette année et quelle saveur particulière lorsque le fruit est cueilli par soi-même et mangé dessous l'arbre !


Mon grenadier est en train de murir ses fruits

 
Mon figuier est lui aussi se prepare à donner de succulents fruits


Mes raisins, au dessus de ma terrasse, sont tout aussi prometteurs



Mes "belles de nuit"  ( il faut se lever tôt le matin pour voir leurs fleurs d'un rouge vif s'ouvrir)


Par ailleurs, je ne suis pas resté tout à fait les bras croisés puisque cette année j'ai quand même planté un nectarinier (fruits: nectarines excusez moi si ce n'est pas le terme exact), deux citronniers, un neflier et surtout un laurier.
Quand à mon rosier, il se porte bien aussi.
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Adour Abdelmadjid
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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 17:17
MERCI CATH

TA RECOMPENSE ME VA DROIT AU COEUR
Quel honneur tu me fais là! merci.





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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 13:43



Quelle erreur d’appréciation !

Enlever le seul rein qui fonctionne à une femme qui est sur la table d’opération pour une banale hernie.

Allez ! Je vous raconte cette autre erreur dans domaine médical mais qui n’est pas aussi grave.

Ouali, un gentil garçon un peu niais sur les bords, vient juste de marier et avec sa femme Djedjigha, il compte le nombre de mois qui les séparent de la naissance de leur futur premier enfant.

-Normalement, nous devons compter à partir de juin et alors en rajoutant neuf mois, nous serons en mars prochain

-Donc en Mars prochain nous aurons notre premier cadeau de la vie ?

-Eh oui !

-Mais es-tu sûre que cela se passera ainsi ?

-Oui je suis sûre, mais le meilleur moyen c’est encore de faire déjà un test de grossesse.

-D’accord le pharmacien de la rue est un ami je n’ai qu’à lui demander…

Et voilà notre ami Ouali qui revient de la pharmacie avec la bonne nouvelle.

 -Le pharmacien te demande de venir, c’est très facile : il te donnera un flacon dans lequel tu mettras un peu d’urine et le tour est joué, il analysera la chose et nous donnera le résultat rapidement.

-Tu ne peux pas aller chercher ce flacon sans me déranger, c’est possible ?

-Oui surement.

Ouali retourna chez le pharmacien et lui expliqua que sa femme ne pouvait se déplacer.

Le pharmacien accepta de donner un flacon à Ouali et lui recommanda de le ramener, une fois rempli d’urine de sa femme.

Et Madame de faire pipi dans le flacon qui se remplit à ras bord. Puis  elle remit soigneusement le bouchon et le laissa dans les toilettes pour que son mari le récupère et aille le remettre au pharmacien.

Le dit pharmacien prit l’éprouvette et mit une étiquette dessus : « fghsrgk, test de grossesse de Mr Ouali »

 

Le lendemain Ouali s’en alla gaiement et surtout très curieux de connaître la suite de son aventure sexuelle, à la pharmacie pour avoir le fameux résultat. Il  se voit  accueillir avec joie par la femme du pharmacien qui lisant sur le papier qu’elle tenait à la main  annonça :

-Monsieur Ouali, vous êtes enceinte !!  

 

 

 ADOUR ABDELMADJID     

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Adour Abdelmadjid
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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 10:13

A l’occasion de la fête des pères je vous propose de méditer cette  profession de foi de mon vieux et respectable voisin :

« Réfléchissez à deux fois avant de faire rencontrer vos spermatozoïdes et ovules »

Qu’est-ce qui a poussé Si M’hamed, la soixantaine a ainsi s’alarmer et appréhender la vie de famille ?

Il a eu trois garçons et trois filles, les filles se sont toutes trois mariées et vivent bien leur vie conjugale ainsi que deux des garçons qui eux aussi travaillent et ont fondé leur propre foyer.

Si M’hamed et sa femme Lla Khadija auraient pu vivre paisiblement leurs vieux jours si ce n’est le comportement empoisonnant  de leur dernier fils Mourad.

Oui, Mourad est devenu la cause de l’amertume  et de la mal-vie de ses parents !

Ce dernier bout de chou chéri de sa maman a eu depuis son plus jeune âge tous les privilèges possibles et imaginables.

Par la suite, grandissant peu à peu, Mourad ne satisfait jamais ses parents par sa conduite toujours empreinte et jalonnée de mauvaises histoires, un badboy, quoi !


(Parenthèse : il faut bien que je me mette à utiliser des anglicismes pour faire comme tout le monde puisque de grands dictionnaires viennent d’admettre dans la langue française des tas de mots anglais.
Et d’ailleurs, ce qui parait  inéluctable, c’est que  les français verront peu à peu leur langue disparaître à cause de leur laxisme en ce sens ! J’ai bien peur, en plus de constater que ce n’est pas seulement la langue qui est en train de se faire grignoter peu à peu mais cette permissivité, cette indulgence et ce laisser-aller ne disent rien de bon quant à préserver l’âme même de ce pays (religion, société, mœurs, etc.)   

…………………..

Revenons à nos moutons !

..........................
Mourad donc est maintenant bien grand et pense que ses parents ne servent à rien dans sa vie ni n’ont jamais servi à quoi que ce soit !

Mourad a constamment besoin d’argent : il boit beaucoup, il fume, il doit se ravitailler régulièrement en stupéfiants divers mais ne travaille pas ni n’a aucune source et pour régler ses problèmes sauf la manne que lui fournissent ses parents.
Au départ c’est maman qui s’y met pour combler les appétits d’argent de son fils et peu à peu ne travaillant pas elle-même elle est aculée à quémander auprès de son mari les sommes demandées en mentant et en inventant des tas d’histoires à dormir debout. Si M’hamed, le papa n’est en réalité pas dupe, il préfère pourtant jouer le jeu tout en espérant que son fils allait revenir dans le droit chemin.



Par la suite, Mourad devint de plus en plus exigeant et réclame de plus en plus d’argent quitte à le faire en utilisant son air le plus convainquant envers sa mère. Peu après il utilise carrément la  force et les menaces.

Et un beau jour il vint à rouer de coups sa pauvre mère parce qu’elle n’est pas arrivée à subtiliser à son mari la somme demandée

Mourad, poursuivant son raisonnement insensé  trouva une solution : vendre un appartement secondaire que son père a acquis depuis un certain temps déjà et qui n’est pas habité.

Le hic c’est que son père allait surement refuser de se séparer de l’appart en question et alors il eut une idée « géniale ».

Il réunit une bonne vingtaine de signatures de ses « amis » et put avoir une pétition qui  témoigne ni plus ni moins que de …..la folie de son père donc de son incapacité à gérer son patrimoine.

Muni de ce manifeste éloquent, Mourad alla déposer plainte pour obtention de l’acte d’héritage ou de succession qui lui permettra de vendre l’appartement en question et d’ainsi  satisfaire ses lubies !   

Tous les jeunes ne sont pas, heureusement, des Mourad

………….

Si M’hamed par la force des choses est vraiment devenu malade, diabétique et hypertendu et lorsque vous le rencontrez, il vous dit à l’oreille : attention où vous mettez « votre pied »   !!!  

ADOUR ABDELMADJID

 

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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 19:25



TENIR PAROLE 2


Mouhand habite Bejouira. Il est retraité des chemins de fer et vit de  bien beaux jours, bien tranquille et serein parmi  les siens.
Mouhand est du type correct, il est honnête et bienséant. Il ne triche jamais. Il n’aime pas avoir avoir affaire à tous ces fourbes, hypocrites et imposteurs de ces derniers temps qui considèrent  que la fin justifie les moyens quitte par exemple à en arriver à ne pas respecter sa propre parole, à truquer facilement, à berner jusqu’à ses proches et ses amis, à suborner, à tromper et à s’en vanter, à s’en glorifier .
Mouhand a horreur de ces maquilleurs, ces mystificateurs qui sont monnaie courante et qui n’éprouvent aucun remords à faire du mal ! Il combat ces gens ne serait-ce que par son opposition, toujours discernable en lui, à leur conduite.


Il a une belle voiture, une Renault 19 de seulement dix ans d’âge. Il a peiné pour avoir cette voiture mais il l’a bel et bien eue et il en est bien jaloux. Il l’astique et la chouchoute et ne l’utilise qu’à bon escient. Une mouche n’a pas intérêt à se poser et souiller la belle peinture « de Rijine » (d’origine) du véhicule !! Qu’on se le dise !

Avant de revenir au bled  et d’occuper son poste aux chemins de fer, il a un peu bourlingué en France et a travaillé dans une brasserie sans jamais boire la moindre chope de bière.

Lorsque Ouali son proche cousin émigré qui habite en famille à Oubane (Aubagne) du coté de Marseille revient passer son mois de « facances » au bled c’est avec cette belle voiture qu’il va lui rendre visite au village d’à coté. Elle est bien utile cette voiture !

Mouhand, bien sûr,  trouve un intérêt certain à rendre visite à son cousin lorsque ce dernier arrive de France : il ramène des fringues de chez Tati à tous les membres de la famille, petits et grands et la  distribution donne toujours lieu à une grande cérémonie conviviale.

Mouhand a vécu la guerre de libération alors qu’il se trouvait en France, ce pays dit-il, colonisateur, usurpateur, ce pays qui a profité des richesses de son pays pendant 132 ans et ce pays qui a tué sa langue et sa culture kabyle en favorisant l'implantation d'autre langue et autre culture. Cependant,  pour les fringues et les friandises que son cousin ramène de "là-bas"  il arrive à oublier son antipathie envers ce pays.
En ce sens, un proverbe kabyle dit à peu près ceci : « mon oncle m’est répulsif mais son habit est parfumé d’ambre ».

Son voisin, Si Ahmed lui est tout aussi proche car il est son autre cousin et lorsque l’émigré Ouali est pressenti pour le retour au bled Si Ahmed aussi se prépare à la grande visite dans le but évident de recevoir en cadeau des fringues que lui et sa famille mettront durant toute l’année à venir. Pour Si Ahmed, à l'inverse de son cousin, c'est ouovertement : merci madame la France!!


Cependant comme Mouhand est le propriétaire de « La Voiture », c’est lui qui fixe le jour de départ  pour la visite commune aux deux familles. C’est ainsi depuis que la  voiture est là et tout le monde y trouve son compte.

Cette année, Mouhand après avoir eu vent de l’arrivée d’Ouali et de sa famille



fixa au lendemain le jour et l'heure precise de la visite et le fit savoir à Si Ahmed qu’il a rencontré par hasard.
Au moment de partir pourtant, point de Si Ahmed au rendez-vous !

C’est le drame pour Mouhand : il a été doublé par son cousin Si Ahmed qui s’est rendu rapidement à la fameuse visite, tout seul, par ses propres moyens sans souffler mot à qui que ce soit.

Mouhand a ainsi bien compris que Si Ahmed, devenu malicieux et sournois subitement, s’est précipité de la sorte pour pouvoir prendre en premier les meilleures fringues et ainsi laisser le deuxième choix au dernier arrivé.


Et comme Mouhand n’aime pas les imposteurs il jura que ça allait barder.
ADOUR ABDELMADJID

 

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Adour Abdelmadjid
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12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 08:52

Tenir parole !


En Kabylie un adage dit : « Si l’animal s’enlace par le cou, l’être humain l’est par sa langue ». L’homme doit respecter ses promesses et se doit  d’honorer  ses engagements en toutes circonstances ou alors ne doit pas s’engager.


Arezki  L’Aurès  est un  officier de l’ALN en Kabylie  durant la guerre d’indépendance, une statue lui a été érigée près de la rivière Amassine et on lui prête cette anecdote :


Un rendez-vous important doit réunir les cadres militaires dispersés avec leurs compagnies dans la région et Arezki l’Aurès entreprend de rejoindre avec son groupe à la faveur de la tombée de la nuit l’endroit prévu pour la réunion. Il devait traverser une rivière « l’Amassine » et monter tout droit vers les montagnes.
Cependant, ses éclaireurs lui signalent la présence d’une importante colonie de soldats français qui ont choisi justement de stationner près de la rivière pour y faire une halte. Il réfléchit vite : il peut  très bien  contourner le convoi militaire et là un problème de taille se dessinait, il craint de ne pas être à l’heure au rendez-vous car le chemin est beaucoup plus long et il risque alors d’être taxé de fourbe, de faux-frère, de judas.   

La solution pour lui n’est donc ni plus ni moins que de tenter de forcer le passage sachant qu’il pouvait compter sur l’effet de surprise et la fatigue des militaires du convoi français.

...........
C’est ce qu’il fit !

...........
Son groupe, pourtant, fut accroché par un feu nourri au moment où il traversa la rivière. Résultat : quelques blessés parmi les siens mais son groupe s’en tira quand même à bon compte !  

Attablé autour d’un couscous, avant l’exposition des points de l’ordre du jour de la réunion, Arezki l’Aurès raconta son accrochage.

L’assemblée étonnée par la décision prise de risquer sa vie et celle de ses compagnons d’armes lui reprocha de ne pas avoir tout simplement contourné le danger…

Il répondit avec fermeté :
"Nous nous devions d’être au rendez-vous !"

………



Tout près de nous, Fadéla accorda un rendez-vous à un autre Arezki, pas un foudre de guerre celui-là. Le rendez-vous devait se tenir devant une pâtisserie-confiserie de V’gayeth, Bejaia, et voilà notre Arezki qui se tint devant l’entrée du local commercial, bien en vue, au milieu de la vitrine dans le but évident de se faire tout de suite repérer par Fadéla.


Un quart d'heure est déjà passé depuis qu’il est là à attendre sa dulcinée et pas encore de Fadéla.

Il entra dans le magasin et prit, façon de tuer le temps, une part de pizza au fromage et un jus d’orange bien frais car il commençait à faire chaud déjà ce matin-là.
La chaleur naturelle et celle provoquée par l’importance du rendez-vous faisaient monter la tension artérielle et même autre chose chez notre bonhomme.

Le cerveau d’Arezki était submergé par l’extase provoquée par le projet d’accomplir tant de belles choses avec Fadéla.  C’est le bien–être, l’euphorie, la félicité et l’ivresse !

Un autre quart d’heure passa et toujours pas de Fadéla !
Arezki essaya de l’appeler vers son portable et là  on lui expliqua que le portable en question était éteint !
Il entra dans la pâtisserie-confiserie et prit une autre pizza aux olives cette fois ! Il ressortit et scruta les alentours : toujours pas de Fadéla.
Angoisse, inquiétude, anxiété, remise en cause, château de cartes !


Deux heures après, inexplicablement Fadéla n’est pas venue!
Arezki aura consommé nerveusement au moins une trentaine de pizzas, mille-feuilles et autres jus de fruits !

 

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Adour Abdelmadjid
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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 21:13
Je pleure de voir ma Kabylie outragée chaque jour sous l’œil résigné des siens !
Ma Kabylie est magique comme le sont ses grenades, ses figues, ses oliviers, assisnu, tizwal, l’eau qui gazouille dans les ruisseaux à chaque coin de cette verte contrée. Les Kabyles eux mêmes sont « magiques » par leur humilité, leur authenticité et leur générosité dans l’effort, leur parler simple donc direct (la langue kabyle ne contenant pas ou peu par exemple de mots grossiers, lorsque quelqu’un est tenté d’insulter quelqu’un d’autre il est obligé d’utiliser une langue qui s’y prête beaucoup mieux ), leur intelligence, leur humanité, leur beauté, leur art d’exister sereinement et de respirer. Les kabyles ont de qui tenir, il n’y a qu’à consulter cette liste des figures historiques berbères d’avant la colonisation arabo-islamique :
1/ Antique Egypte
le pharaon Sheshonq 1er (945 avant JC) pharaons des 22ème et 23ème Dynastie 715 avant JC et 818 avant JC
2/ Rois de Numidie et Maurétanie 
Naravas qui combattit aux cotés de Hamilcar Barca, avec Syphax dont la capitale fut Siga (actuelle Ain Temouchent), Gaia, père de Massinissa (238-148 avant JC), Micipsa, Jugurtha, Adherbal (118-112 avant JC), Takfarinas etc.…
3/ Empereurs et gouverneurs
Septime Sévère (193 à 211), Caracalla (211 à 217), Macrin (217 à 218) Clodius Albinius gouverneur de la Gaule Belgique puis de Britania (actuelle grande Bretagne) Tin Hinnan, reine ancestrale des Touaregs (4ème ou 5ème siècle)
4/ Grands Chrétiens berbères
Saint Vincent de Digne, Victor 1er Pape de 189 à199, Miltiade, 32ème pape et Evêque de Rome de 311 à 314, Gelase 1er pape de 492 à 496, Monique, sainte et mère d’Augustin d’Hippone (Annaba), Augustin d’Hippone, philosophe et théologien chrétien, évêque catholique d’Hippone, et écrivain. Il est l’un des principaux Pères de l’Église latine et l’un des 33 Docteurs de l’Église. Sa pensée et ses œuvres donneront naissance à l’augustinisme, Donat, Evêque d’Afrique, Tertullien
5/ Ecrivains :
Apulée (Les Métamorphoses ou l’Ane d’or), Marcus Manilius poète et astrologue, Fronton de Cirta maitre de l’empereur Marc Aurèle, Minucius Félix,
6/ Résistants aux invasions vandales, byzantines et musulmanes
Antalas, Kusayla et surtout Dihya, figure de la résistance berbère à l’avancée des troupes musulmanes entre 695 et 705 et qui fut nommée péjorativement Kahina par les arabes étonnés de trouver une femme à la tête d’une armée farouche. Oui, toutes ces illustres figures sont berbères et ce sont ces illustres figures qui ont façonné cette magie de la Kabylie. Oui mais, de nos jours, cette magie de la Kabylie risque de ne plus être ! Pour la bonne raison que les Kabyles eux-mêmes tendent à méconnaître leur histoire et ce comportement suicidaire profite à ceux qui veulent purement et simplement leur disparition. Leur langue est de plus en plus compromise, leur histoire de plus en plus falsifiée, leur personnalité de plus en plus détruite !
Je me rappelle à ce sujet cette historiette ô combien illustrative de la malheureuse situation actuelle de la Kabylie.
C’est un grand gaillard bien en muscles et armé en plus, qui devait traverser une rivière et faire traverser la même rivière à son mulet transportant un trésor. Un bandit avisé se tint en embuscade pour le délester de son trésor et juste au moment de traverser s’attaqua à notre géant. Ce dernier ne trouva rien d’autre pour sauver son trésor que de prendre le mulet ainsi chargé sur ses propres épaules ! Il traversa la rivière et se mit à fuir éperdument une fois sur l’autre rive ! Tant de force ainsi utilisée pour fuir alors qu’une infime partie de celle-ci aurait servi largement à décourager le malfrat. Soyons lucides, préservons cette magie de la Kabylie, nous avons largement les moyens de le faire !
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adour abdelmadjid
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